samedi 24 janvier 2009

Critique du film "Nights in Rodanthe"

Genre: The bridges of Neverneverland (note: * / ****)

Réal. George C. Wolfe
Avec Richard Gere, Diane Lane, Viola Davis, James Franco, Scott Glenn, Christopher Meloni, Mae Whitman, etc.

J'aime beaucoup Richard Gere. Pas pour ses talents d'acteur, plutôt pour sa beaugossitude qui ne se dément pas d'année en année (de mon point de vue parfaitement objectif, bien évidemment). Question choix de film par contre, il a rarement fait les bons, sauf exception à la "American Gigolo", "An officer and a gentleman" et "Pretty Woman" : on les compte sur les doigts d'une main. Pourtant à chaque fois qu'un film est annoncé avec son nom au générique, je me dis "qui sait ?" et chaque fois... je suis déçue.

"Nights in Rodanthe" n'échappe pas à la règle. Sur un scénario aussi gnangnan que celui-là il aurait fallu une mise en scène, une direction d'acteurs et surtout une interprétation au cordeau, aussi sobre et légère que possible. Ici rien de tout ça. Tout est lourd, le trait est appuyé à en trouer la pellicule. Tous les ingrédients du film niais sont là : deux âmes en peine, deux solitudes dans un endroit isolé mais ultra-photogénique, un ouragan pour les rapprocher d'un grand coup de vent à en faire claquer les volets et quand ces deux-là ont le physique de Diane Lane et Richard Gere on sait déjà comment ça va finir. Les violons sont bien sûr de la partie (au sens propre comme au figuré), il ne reste plus qu'à sortir les mouchoirs. Au final, les seconds rôles sont ceux qui s'en sortent le mieux : merci Viola Davis et Scott Glenn. Mais ça ne sauve pas le film.

N'est pas Clint Eastwood qui veut.

.

mercredi 21 janvier 2009

Critique du film "Il y a longtemps que je t'aime"

Genre: amour fraternel (note: *** / ****)

Réal. Philippe Claudel
Avec: Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius, Laurent Grévil, Frédéric Pierrot, etc.

La bande-annonce qui passait dans les cinémas, et qui n'en était pas vraiment une puisqu'elle ne montrait que des avis de spectateurs à chaud, ne donnait franchement pas envie. La pire chose qu'on puisse faire est de dire aux gens "vous allez être émus aux larmes, vous allez être touchés au coeur". Je n'ai pas envie qu'on me dise ce que je vais ou dois ressentir à la projection d'un film. Je veux me faire ma propre idée, ma propre émotion. Résultat je n'y étais pas allée. Et puis parfois, les films viennent d'eux-mêmes jusqu'à nous. Comme ça, sans qu'on l'ait vraiment cherché, comme si le moment était venu, comme si on était prêt(e) à le recevoir d'une certaine façon. Ce fut le cas ici.

La programmation émotionnelle annoncée par la pseudo BA étant retombée depuis longtemps, j'ai pu vivre le film sans y penser. Et ç'aurait été dommage de le manquer. Tout en retenue, en délicatesse, en pénombre, l'histoire se déroule et se dévoile. Juliette a passé 15 ans en prison, pour meurtre. Qui a-t-elle tué et pourquoi ? On le saura, oui, mais petit à petit. D'abord on découvre Juliette, on découvre Léa sa soeur et on suit leur apprentissage de leur fraternité. La première a été emprisonnée quand la seconde n'était encore qu'une adolescente. Elles ne se connaissent pas mais Léa part du postulat qu'elles ne peuvent que s'aimer. Question de temps, question de sang.

Le duo d'actrices est formidable. Les deux sont formidables. Kristin Scott Thomas toute en nuances grises, Elsa Zylberstein en arc en ciel. Les acteurs qui composent le reste de la famille et les amis sont tous parfaits (mention spéciale à Laurent Grévil).

Une histoire de province, de gens de l'est : simples, sobres, graves parfois. Avec des sentiments vrais, aucun bling-bling, aucun glamour. Rien. Juste des sentiments, une vie de rien.

Je n'ai pas versé une seule larme mais ce film m'a fait du bien. Son histoire est tragique mais il donne envie de vivre une vie de sens. Il pose sans le vouloir la question des valeurs, de ce qui compte vraiment. C'est ça, parfois, qui fait du bien.

.

lundi 5 janvier 2009

+ 1

Bye bye two-thousand-hell,
Hello two-thousand... nice?

Espérons-le.

.