Genre: comédie romantique à l'américaine (note: **/****)
Réal. Nancy Meyers
Avec Meryl Streep, Alec Baldwin, Steve Martin, Lake Bell, etc.
Nancy Meyers aime bien nous raconter que l'amour (sentimental et physique) n'est pas réservé aux moins de 40 ans. Elle avait commencé avec "something gotta give" avec Diane Keaton et Jack Nicholson, elle continue ici. Ce qui ne change pas non plus c'est l'univers dans lequel ses personnages évoluent : très BCBG, upper middle class, pas un noir à l'horizon, pas une herbe qui dépasse du jardin de Meryl Streep, des belles voitures, des belles maisons, des jolies fringues, pas l'ombre d'un problème d'argent. On est chez Alice in WASPerland. Tout est beau et rien ne vient "heurter" nos mirettes, mais bon après tout pourquoi pas, ce monde-là existe aussi.
L'histoire est sympa, les acteurs sont tous très bien (heureusement avec un casting pareil), on rit beaucoup, l'humour fait mouche. Meryl Streep est une très belle femme pour son âge et en fait trois fois moins que Diane Keaton ce dont on lui est infiniment reconnaissant. Alec Baldwin est parfait dans son rôle de playboy vieillissant et bedonnant (j'aurais pu écrire bouffi d'alcool mais bon, j'aime bien Alec Baldwin en tant qu'acteur) qui se redécouvre un coeur battant pour la mère de ses grands enfants dont il a divorcé pour épouser une bombe (Lake Bell) de 30 ans sa cadette. Quant à Steve Martin, il est plus sobre que les personnages qu'on lui connaît habituellement et ça passe, on y croit.
Globalement, j'ai passé un excellent moment. Certes ce film n'est pas un chef d'oeuvre et il est sans doute vite vu et vite oublié mais on en ressort de bonne humeur et, après tout, c'est toujours ça de pris.
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dimanche 3 janvier 2010
Critique du film "Avatar"
Genre: ICU (note: */****)
Réal. James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, etc.
C'est l'histoire des cow-boys et des indiens, encore et encore. En 3D: décevant, déja vu, démago. Y'en a marre de nous montrer toujours les mêmes histoires des américains qui convoitent un trésor dans un pays ou une planète étrangers et qui, pour y accéder, se débarassent purement et simplement des autochtones sans se poser de question. Tout ça on le sait, pas besoin d'un James Cameron pour nous remettre le nez dedans en nous faisant bien comprendre que c'est mal, en dépeignant les américains comme des barbares sans cerveau et les indigènes comme des créatures pures et innocentes qui ont tout compris à la Vie (avec un grand V). Et puis y'en a marre que les américains nous donnent sans arrêt dans les films des leçons d'humanité qu'ils sont incapables d'appliquer dans la vraie vie.
Heureusement j'ai vu la version 3D, ce qui m'a permis de trouver un intérêt à ces 2h50 d'histoire cucu-la-praline. Sans la 3D je me serais sérieusement ennuyée. Et 2h50 c'est long... Dommage car James Cameron est un réalisateur que j'aime bien. J'avais adoré "Abyss", beaucoup aimé "Titanic" et "Terminator". Tant pis.
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Réal. James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, etc.
C'est l'histoire des cow-boys et des indiens, encore et encore. En 3D: décevant, déja vu, démago. Y'en a marre de nous montrer toujours les mêmes histoires des américains qui convoitent un trésor dans un pays ou une planète étrangers et qui, pour y accéder, se débarassent purement et simplement des autochtones sans se poser de question. Tout ça on le sait, pas besoin d'un James Cameron pour nous remettre le nez dedans en nous faisant bien comprendre que c'est mal, en dépeignant les américains comme des barbares sans cerveau et les indigènes comme des créatures pures et innocentes qui ont tout compris à la Vie (avec un grand V). Et puis y'en a marre que les américains nous donnent sans arrêt dans les films des leçons d'humanité qu'ils sont incapables d'appliquer dans la vraie vie.
Heureusement j'ai vu la version 3D, ce qui m'a permis de trouver un intérêt à ces 2h50 d'histoire cucu-la-praline. Sans la 3D je me serais sérieusement ennuyée. Et 2h50 c'est long... Dommage car James Cameron est un réalisateur que j'aime bien. J'avais adoré "Abyss", beaucoup aimé "Titanic" et "Terminator". Tant pis.
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samedi 12 décembre 2009
As-tu mal Johnny, Johnny ?
Je ne suis pas particulièrement fan de Johnny Hallyday mais on peut dire que oui, c'est un monument. Il fait partie de "l'identité nationale française" puisque le terme est à la mode en ce moment. Alors Johnny est-il au bout de la route 66 ? Johnny va-t-il passer les fêtes ?
Je crois que je serais triste oui, si Johnny nous quittait déjà. Il a l'âge de mon papa. Je n'ai jamais acheté qu'un seul album de Johnny : Gang. Parce qu'il était écrit et composé par Jean-Jacques Goldman dont j'étais une fan absolue à l'époque. Mais les chansons de Johnny ont bercé toute ma vie. Ma maman m'a toujours répété à l'envi que quand elle avait 14 ans (ou 16 je ne sais plus) et lui guère plus mais déjà vedette, elle avait eu le privilège d'aller le voir dans sa loge après un concert et il l'avait assise sur se genoux ! Oui Madame. Ma maman à moi sur les genoux de Johnny Hallyday. Forcément après ça, le mythe avait pris une tout autre dimension à mes yeux.
Johnny c'est une voix, je le reconnais. Une sacrée personnalité, un charisme, une présence. Des shows à l'américaine, une vie privée chaotique avec quelques jolis moments, des histoires de drogue, des interviews pas toujours à la hauteur, des costumes de scène discutables, la rock'n'roll attitude.
On a tous quelque chose en nous de Johnny, et c'est un peu tôt pour qu'il rejoigne déjà là-haut Michel Berger.
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Je crois que je serais triste oui, si Johnny nous quittait déjà. Il a l'âge de mon papa. Je n'ai jamais acheté qu'un seul album de Johnny : Gang. Parce qu'il était écrit et composé par Jean-Jacques Goldman dont j'étais une fan absolue à l'époque. Mais les chansons de Johnny ont bercé toute ma vie. Ma maman m'a toujours répété à l'envi que quand elle avait 14 ans (ou 16 je ne sais plus) et lui guère plus mais déjà vedette, elle avait eu le privilège d'aller le voir dans sa loge après un concert et il l'avait assise sur se genoux ! Oui Madame. Ma maman à moi sur les genoux de Johnny Hallyday. Forcément après ça, le mythe avait pris une tout autre dimension à mes yeux.
Johnny c'est une voix, je le reconnais. Une sacrée personnalité, un charisme, une présence. Des shows à l'américaine, une vie privée chaotique avec quelques jolis moments, des histoires de drogue, des interviews pas toujours à la hauteur, des costumes de scène discutables, la rock'n'roll attitude.
On a tous quelque chose en nous de Johnny, et c'est un peu tôt pour qu'il rejoigne déjà là-haut Michel Berger.
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samedi 12 septembre 2009
Critique du film "Les regrets"
Genre: de battre son coeur s'est arrêté (note: **/****)
Réal: Cédric Kahn
Avec Yvant Attal, Valéria Bruni-Tedeschi, Philippe Katerine, Arly Jover, etc.
Dans le genre amour fou retrouvé 15 ans plus tard François Truffaut avait donné le la avec "la femme d'à côté". Le film de Cédric Kahn aurait presque pu s'appeler "l'homme d'à côté". Sauf que Mathieu (impeccable Yvan Attal) ne vient pas d'emménager dans la maison voisine de celle de Maya, non. Il est simplement revenu dans la ville de son enfance pour être aux côtés de sa mère mourante et là, dans la rue, sortie de nulle part, il revoit Maya, son amour de jeunesse et dans cet instant fugitif (ils ne se parlent pas, se regardent seulement) de battre son coeur s'est arrêté.
Peut-on recoller les morceaux d'un amour brisé 15 ans plus tôt ? Peut-on vraiment croire à une seconde chance ? Mathieu veut y croire et va tout faire pour reconquérir Maya, jusqu'à risquer tout ce qui fait sa vie : sa femme (superbe, intelligente, qui l'aime, le comprend), son cabinet d'architecte, sa fierté, sa raison. Contrairement au "Partir" de Catherine Corsini, ici on croit à tout. On n'a rien vu de l'histoire d'amour de jeunesse de Maya et Mathieu mais dès le premier frôlement fébrile on sent la passion, la tension, les battements de coeur qui s'accélèrent, le vertige. On lit leur histoire passée dans leurs gestes, leurs baisers, leurs regards. Quand Maya change brutalement d'avis en quelques minutes et remet tout en question : on y croit. Quand Mathieu court après elle parce qu'il ne supporte pas l'idée de se passer d'elle, pas plus qu'il ne pourrait vivre sans oxygène : on y croit.
L'amour de Mathieu pour Maya est fou, vampirisant, irréel, déraisonné. Alors que l'amour que lui porte sa femme (Arly Jover, très très bien) est concret, batisseur, solide, à l'image de cette présentation qu'elle fait à un ponte du Conseil Général d'une maquette de son mari. Elle y met son coeur et sa tête, elle construit son amour tandis qu'en parallèle Mathieu est en train de détruire leur vie.
Il faut entrer avec lui dans cette folie, le laisser nous emporter, faute de quoi on risque de rester complètement hors du film et de passer à côté. Ce serait dommage car c'est un beau film. Et Cédric Kahn a l'intelligence de nous laisser écrire la suite nous même en terminant son film sur une scène "ouverte".
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Réal: Cédric Kahn
Avec Yvant Attal, Valéria Bruni-Tedeschi, Philippe Katerine, Arly Jover, etc.
Dans le genre amour fou retrouvé 15 ans plus tard François Truffaut avait donné le la avec "la femme d'à côté". Le film de Cédric Kahn aurait presque pu s'appeler "l'homme d'à côté". Sauf que Mathieu (impeccable Yvan Attal) ne vient pas d'emménager dans la maison voisine de celle de Maya, non. Il est simplement revenu dans la ville de son enfance pour être aux côtés de sa mère mourante et là, dans la rue, sortie de nulle part, il revoit Maya, son amour de jeunesse et dans cet instant fugitif (ils ne se parlent pas, se regardent seulement) de battre son coeur s'est arrêté.
Peut-on recoller les morceaux d'un amour brisé 15 ans plus tôt ? Peut-on vraiment croire à une seconde chance ? Mathieu veut y croire et va tout faire pour reconquérir Maya, jusqu'à risquer tout ce qui fait sa vie : sa femme (superbe, intelligente, qui l'aime, le comprend), son cabinet d'architecte, sa fierté, sa raison. Contrairement au "Partir" de Catherine Corsini, ici on croit à tout. On n'a rien vu de l'histoire d'amour de jeunesse de Maya et Mathieu mais dès le premier frôlement fébrile on sent la passion, la tension, les battements de coeur qui s'accélèrent, le vertige. On lit leur histoire passée dans leurs gestes, leurs baisers, leurs regards. Quand Maya change brutalement d'avis en quelques minutes et remet tout en question : on y croit. Quand Mathieu court après elle parce qu'il ne supporte pas l'idée de se passer d'elle, pas plus qu'il ne pourrait vivre sans oxygène : on y croit.
L'amour de Mathieu pour Maya est fou, vampirisant, irréel, déraisonné. Alors que l'amour que lui porte sa femme (Arly Jover, très très bien) est concret, batisseur, solide, à l'image de cette présentation qu'elle fait à un ponte du Conseil Général d'une maquette de son mari. Elle y met son coeur et sa tête, elle construit son amour tandis qu'en parallèle Mathieu est en train de détruire leur vie.
Il faut entrer avec lui dans cette folie, le laisser nous emporter, faute de quoi on risque de rester complètement hors du film et de passer à côté. Ce serait dommage car c'est un beau film. Et Cédric Kahn a l'intelligence de nous laisser écrire la suite nous même en terminant son film sur une scène "ouverte".
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jeudi 20 août 2009
Is it hot in here or is it me?
35° le jour, 31° la nuit... et c'est pas du Fahrenheit.
Vive l'été à Paris !
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Vive l'été à Paris !
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mardi 18 août 2009
Critique du film "Partir"
Genre: Rupture (note: * / ****)
Réal. Catherine Corsini
Avec Kristin Scott Thomas, Sergi Lopez, Yvan Attal, etc.
Suzanne et Samuel, mariés, deux grands enfants, une maison superbe et cossue dans le sud de la France. Monsieur a une belle situation, madame a élevé ses enfants et se cherche une nouvelle raison d'être. Elle en trouve une en tombant raide dingue de l'ouvrier espagnol venu construire son futur cabinet de kiné. Et elle plaque tout: mari, enfants, maison, train de vie. Elle veut vivre sa passion et s'y jette à corps perdu. Elle dit à son mari que ça lui est "tombé dessus", qu'elle ne s'y attendait pas mais qu'elle ne peut faire autrement que de vivre cette histoire.
Sur le papier ça partait plutôt bien : de supers acteurs seconds rôles compris, une histoire intéressante avec un angle inédit (l'aspect financier d'un divorce), une scène d'ouverture accrocheuse. Au final c'est n'importe quoi et on n'y croit pas, à rien. Catherine Corsini ne parvient pas à rendre le couple adultère réel. La sauce ne prend pas, ce n'est pas un coup de foudre, c'est une tombée en amour censée être progressive mais motivée par rien à l'écran et qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Ils passent du temps ensemble contraints et forcés et d'un seul coup va savoir pourquoi il l'embrasse et ça la fait chavirer. Est-ce à cause de la direction d'acteur ou du jeu de Sergi Lopez, le fait est qu'on n'y croit pas du tout et que du coup on n'est pas de leur côté alors qu'ils sont censés représenter l'Amour (avec un grand A !), le but ultime de toute existence. On se retrouve du côté du mari abandonné. Lui, il aime toujours et ça se voit, même s'il se conduit comme un vrai salopard dans ses tentatives désespérées de récupérer sa femme. Lui (Yvan Attal, impeccable comme toujours), on le comprend, il est réel, ce qu'il ressent est palpable, concret. Dans son jeu, on les sent les 20 années de vie commune auxquelles il s'accroche, elles sont dans chacun de ses gestes, dans ses yeux, dans ses larmes. On est avec lui et on veut qu'il gagne. Face à lui, l'histoire d'amour de Kristin Scott Thomas et Sergi Lopez ne ressemble qu'à une histoire de cul sordide de plus. La bourgeoise qui se tape le prolo pour passer le temps et se sentir en vie.
Je suis ressortie de ce film très agacée qu'avec un casting pareil la réalisatrice n'ait pas su faire mieux que ça. Un beau gachis.
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Réal. Catherine Corsini
Avec Kristin Scott Thomas, Sergi Lopez, Yvan Attal, etc.
Suzanne et Samuel, mariés, deux grands enfants, une maison superbe et cossue dans le sud de la France. Monsieur a une belle situation, madame a élevé ses enfants et se cherche une nouvelle raison d'être. Elle en trouve une en tombant raide dingue de l'ouvrier espagnol venu construire son futur cabinet de kiné. Et elle plaque tout: mari, enfants, maison, train de vie. Elle veut vivre sa passion et s'y jette à corps perdu. Elle dit à son mari que ça lui est "tombé dessus", qu'elle ne s'y attendait pas mais qu'elle ne peut faire autrement que de vivre cette histoire.
Sur le papier ça partait plutôt bien : de supers acteurs seconds rôles compris, une histoire intéressante avec un angle inédit (l'aspect financier d'un divorce), une scène d'ouverture accrocheuse. Au final c'est n'importe quoi et on n'y croit pas, à rien. Catherine Corsini ne parvient pas à rendre le couple adultère réel. La sauce ne prend pas, ce n'est pas un coup de foudre, c'est une tombée en amour censée être progressive mais motivée par rien à l'écran et qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Ils passent du temps ensemble contraints et forcés et d'un seul coup va savoir pourquoi il l'embrasse et ça la fait chavirer. Est-ce à cause de la direction d'acteur ou du jeu de Sergi Lopez, le fait est qu'on n'y croit pas du tout et que du coup on n'est pas de leur côté alors qu'ils sont censés représenter l'Amour (avec un grand A !), le but ultime de toute existence. On se retrouve du côté du mari abandonné. Lui, il aime toujours et ça se voit, même s'il se conduit comme un vrai salopard dans ses tentatives désespérées de récupérer sa femme. Lui (Yvan Attal, impeccable comme toujours), on le comprend, il est réel, ce qu'il ressent est palpable, concret. Dans son jeu, on les sent les 20 années de vie commune auxquelles il s'accroche, elles sont dans chacun de ses gestes, dans ses yeux, dans ses larmes. On est avec lui et on veut qu'il gagne. Face à lui, l'histoire d'amour de Kristin Scott Thomas et Sergi Lopez ne ressemble qu'à une histoire de cul sordide de plus. La bourgeoise qui se tape le prolo pour passer le temps et se sentir en vie.
Je suis ressortie de ce film très agacée qu'avec un casting pareil la réalisatrice n'ait pas su faire mieux que ça. Un beau gachis.
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jeudi 25 juin 2009
Critique du film "Breezy"
Genre: C'est l'histoire d'un amour... (note: *** / ****)
Réal. Clint Eastwood (1973)
Avec: William Holden, Kaye Lenz, etc.
BO: Michel Legrand, chansons de Marilyn et Alan Bergman
Elle au printemps, lui en automne, les USA en 1970. C'est l'histoire d'un amour entre une très jeune femme et un homme "d'âge mûr" comme on disait alors. Aujourd'hui qui s'en soucie ? Dans la rue, au cinéma, chez les stars, l'âge n'est plus qu'un numéro sur des papiers d'identité, 40 is the new 30, 50 is the new 40, etc etc. Oui aujourd'hui, mais au début des années 70 ce n'était pas le cas et un homme qui s'affichait en public au bras d'une fille qui aurait pu être la sienne mais ne l'était pas, ça dérangeait. On les regardait de travers, on chuchotait dans leur dos, parce que les femmes se sentaient menacées, parce que les autres hommes mûrs étaient jaloux de ne pouvoir en faire autant.
William Holden est superbe, parfait dans le rôle de cet homme qui a vécu, aimé, divorcé et fini par tirer un trait sur les sentiments pour se faire croire qu'il est encore vivant en se consacrant à son boulot de directeur d'agence immobilière. Il est gris, il est triste, il est seul. Arrive un vent de folie : Kaye Lenz, 20 ans à peine, longs cheveux auburn, grand chapeau, pantalon pattes d'eph, guitare, la hippie bohème dans toute sa splendeur. Une brise (breezy...) de renouveau, de retour à la vie qui s'engouffre chez William Holden en dépit de lui-même. Il la met dehors par la porte, elle revient par la fenêtre. Elle n'a pas encore été blessée au coeur, elle n'a pas peur de dire "je t'aime" dès qu'elle ressent le sentiment alors que lui n'ose plus le dire, ni même le ressentir, depuis bien longtemps. Elle le ramène à la vie.
Ce film est léger comme une mélodie de Michel Legrand et profond comme les paroles d'une chanson de Marilyn et Alan Bergman ("the morning is a friend of mine..."). Il paraît superficiel mais touche au coeur et nous emporte, comme Kaye Lenz finit par emporter William Holden.
Un petit film de rien qui dit beaucoup. Un moment de grâce, de pur bonheur.
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Réal. Clint Eastwood (1973)
Avec: William Holden, Kaye Lenz, etc.
BO: Michel Legrand, chansons de Marilyn et Alan Bergman
Elle au printemps, lui en automne, les USA en 1970. C'est l'histoire d'un amour entre une très jeune femme et un homme "d'âge mûr" comme on disait alors. Aujourd'hui qui s'en soucie ? Dans la rue, au cinéma, chez les stars, l'âge n'est plus qu'un numéro sur des papiers d'identité, 40 is the new 30, 50 is the new 40, etc etc. Oui aujourd'hui, mais au début des années 70 ce n'était pas le cas et un homme qui s'affichait en public au bras d'une fille qui aurait pu être la sienne mais ne l'était pas, ça dérangeait. On les regardait de travers, on chuchotait dans leur dos, parce que les femmes se sentaient menacées, parce que les autres hommes mûrs étaient jaloux de ne pouvoir en faire autant.
William Holden est superbe, parfait dans le rôle de cet homme qui a vécu, aimé, divorcé et fini par tirer un trait sur les sentiments pour se faire croire qu'il est encore vivant en se consacrant à son boulot de directeur d'agence immobilière. Il est gris, il est triste, il est seul. Arrive un vent de folie : Kaye Lenz, 20 ans à peine, longs cheveux auburn, grand chapeau, pantalon pattes d'eph, guitare, la hippie bohème dans toute sa splendeur. Une brise (breezy...) de renouveau, de retour à la vie qui s'engouffre chez William Holden en dépit de lui-même. Il la met dehors par la porte, elle revient par la fenêtre. Elle n'a pas encore été blessée au coeur, elle n'a pas peur de dire "je t'aime" dès qu'elle ressent le sentiment alors que lui n'ose plus le dire, ni même le ressentir, depuis bien longtemps. Elle le ramène à la vie.
Ce film est léger comme une mélodie de Michel Legrand et profond comme les paroles d'une chanson de Marilyn et Alan Bergman ("the morning is a friend of mine..."). Il paraît superficiel mais touche au coeur et nous emporte, comme Kaye Lenz finit par emporter William Holden.
Un petit film de rien qui dit beaucoup. Un moment de grâce, de pur bonheur.
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