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lundi 5 janvier 2015

Les bonnes manières existent encore...

Deux semaines avant Noël, mon conjoint a trouvé dans la rue un iPhone version récente, là au milieu du trottoir dans son joli étui rose fuschia. Il l'a rapporté à la maison et m'a demandé ce qu'on pouvait faire. Le téléphone, dont la page d'accueil affichait la photo de deux jolies petites filles au sourire édenté, étant bloqué par un code, il n'y avait pas grand chose à faire sauf attendre. Attendre que quelqu'un appelle. En espérant que la batterie, déjà assez basse, ne soit pas morte avant.

Au bout d'une heure ou deux, le téléphone se met à sonner. Je décroche et en réponse à mon "Allô ?" un silence surpris. Normal. Je dis immédiatement "Je ne suis pas la propriétaire de ce téléphone". Une voix féminine de l'autre côté de la ligne me répond "En effet, puisque c'est moi. Vous êtes qui ?" Je lui explique comment je suis entrée en possession de son téléphone. Elle est très étonnée car elle pensait l'avoir oublié chez elle et appelait son mari pour s'en assurer. Eh non, il est chez moi.

Je lui dis que je le tiens à sa disposition et qu'elle peut venir le chercher à sa convenance, que j'imagine qu'elle ne doit pas habiter trop loin de chez moi. Son étonnement devient rapidement soulagement. Je lui donne mon adresse et lui dis de rappeler son propre numéro lorsqu'elle est en bas de mon immeuble et que je descendrai avec son téléphone.

Elle est arrivée à 16 heures. Une jeune femme de 30-35 ans, vêtue d'un manteau et d'un bonnet en laine. Cette femme ça aurait pu être moi en plus jeune. Elle tenait à la main un sac du pâtissier Gérard Mulot, de la même couleur que l'étui de son iPhone qui était dans la mienne. Je me suis dit qu'elle devait sûrement être attendue pour un goûter et qu'elle y apportait des macarons. Je lui ai donné l'iPhone. A ma grande surprise, je dois l'avouer, elle m'a tendu le sac Gérard Mulot en disant "merci beaucoup, vraiment, c'est très gentil de votre part". J'ai fait un geste de la main "non, non, ce n'est pas nécessaire, j'ai uniquement fait ce que j'aurais voulu qu'on fasse pour moi si j'avais été dans votre situation". Elle m'a dit "vous savez c'est un iPhone", j'ai dit "oui, j'ai vu".

On s'est dit au revoir et joyeuses fêtes. Qu'y avait-il d'autre à dire ? On ne se connaissait pas. Elle est sortie de mon immeuble, je suis entrée dans mon ascenseur, le sac contenant la boîte de macarons à la main. Et pendant tout le temps où je suis remontée jusque chez moi dans cet ascenseur je me suis dit : les bonnes manières ne sont pas mortes, il y a encore dans cette ville, dans ce pays, sur cette terre, des gens reconnaissants, "bien élevés" comme on disait dans le temps. Des gens bien.

Et ce jour-là, à l'approche des fêtes, au crépuscule de cette année 2014 percluse de petites contrariétés, sans gravité mais sans répit, j'en ai eu les larmes aux yeux.
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vendredi 3 janvier 2014

Pandora's box

Parfois, sans qu'on sache vraiment pourquoi, une personne de notre entourage se croit maline et balance une vérité plus ou moins vraie, plus ou moins bonne à dire. Souvent, cet événement se produit lors de fêtes ou déjeuners familiaux et parfois ça tombe sur Noël. Pas de trèves des confiseurs pour Noël cette année, c'est entartage gratos sur trois générations. On ne sait pas trop d'où ça sort, ni pourquoi maintenant, mais ça sort. Maintenant.

Bien sûr, on pourrait renchérir, on pourrait écarter légèrement la paille qui est dans notre oeil pour souligner la poutre qui est dans celui de cette personne mais on peut aussi décider (ou choisir) de laisser couler.

Comme disait Viktor Frankl "on peut tout vous prendre dans la vie, tout sauf une chose : comment vous choisissez de réagir face à une situation".  Eh bien moi, ce jour-là (comme beaucoup d'autres avant celui-là) j'ai choisi de ne pas ouvrir la boîte de Pandore.

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vendredi 29 mars 2013

Où sont les femmes ?

Honnêtement quand je feuillette les pages mode des magazines, que ce soit Vogue, Madame Figaro, Harper's Bazaar ; surfe sur les sites de référence genre The Sartorialist et consors ; ou encore quand je vois les designers en vogue à la Isabelle Marant et Vanessa Bruno je me dis mais où est le chic, où est l'élégance, où est la beauté ? Où est la femme ?

On ne voit que des sacs, des espèces de serpillières sans forme, sans tenue, des matières certes parfois sublimes sur des filles avachies, contorsionnées, maigres comme des clous, blanches comme du plâtre et qui, en prime, font la gueule . Certes à l'heure actuelle il faut se démarquer. Evidemment avec l'historique que l'on a, avec tout ce qui a déjà été fait dans la mode, entre les Dior, Chanel, Givenchy, Saint Laurent et autres dinosaures qui ont donné le la de l'éternel féminin et qui ont véritablement sublimé les femmes, comment se démarquer sinon en sublimant le nouveau n'importe quoi ?

Dieu merci (enfin, c'est rhétorique... je ne suis pas sûre que Dieu ait grand chose à voir dans tout ça), il nous reste encore quelques icônes et égéries, de toutes tranches d'âge, de toutes nationalités, pour relever le niveau. En voici une liste, volontairement exhaustive et qui, bien sûr, n'engage que moi.

Les flops
Kate Moss
Lady Gaga
Sarah Jessica Parker
Beyoncé
Drew Barrymore
Kristen Stewart
Kim Kardashian & co
Rihanna
Lady Gaga
Madonna
Halle Berry
Monica Bellucci
Anna Dello Russo (un peu too much, eh oui...)
Toutes les actrices françaises aux César

Les tops
Lee Radziwill
Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis
Victoria Beckham (post 2008)
Letizia d'Espagne
Rania de Jordanie
Nicole Kidman
Catherine Middleton
Audrey Hepburn
Zoe Saldana
Caroline de Monaco
Inès de la Fressange
Viviana Volpicella (même s'il y a quelques loupés par-ci par-là...)
Costanza Pascolato (la même classe que Lee Radziwill, même génération aussi)

Alors, c'est sûr, chacun ses mauvais goûts. L'élégance, le chic, la classe ne sont pas une question de budget, d'âge ou de nationalité, c'est une attitude, un instinct, un apprentissage. C'est un langage. Et chacun ne maîtrise pas ce langage avec la même maestria...

Comme disait Coco Chanel "si la robe est voyante on ne verra que la robe, si la robe est parfaite on ne verra que la femme".
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mardi 13 décembre 2011

MBTI me

Infiniment, naturellement, tellement, justement
Inspirée, normale, têtue, joueuse
Identité, nuit, temps, jour
Immobile, nomade, territoire, jetlag
Idée, nourrisson, tétine, jouet
Irréel, nocif, tentant, jouissif
Irrespect, non, tais-toi, j'aime pas
Incertitude, noblesse, tout, jugement
Incohérent, nébuleux, terrible, jeu
If, nobody, take, jigsaw
Impossible, nouveau, tendre, j'apprends
Irréaliste, néo, toujours, jamais
Ici, nous, toi, je
Indicible, noir, toujours, j'y vais
Il me faudra, naturellement, tant de temps, (pour dire) je t'aime

3% de la population paraît-il... Mais peut-on vraiment définir quelqu'un en 4 lettres...?
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mardi 15 novembre 2011

On tient une piste...

Entendu dimanche soir dans le dernier épisode de la saison de Real Time with Bill Maher sur la chaîne HBO :

"Does it strike anybody that anywhere there are no women present: football, the Vatican, the middle-east... things go to shit?"

Bill... you're my hero!

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jeudi 29 septembre 2011

A ghost...

Je viens de croiser Lee Radziwill dans la rue, là, en bas, à deux pas, par ce soleil magnifique. Une petite chose maigrissime, toute frêle, toute fragile, une brindille toute de noir vêtue, élégance extrême sous un panama blanc. Je l'ai fixée un moment, elle m'a fixée aussi et j'en ai eu la chair de poule. C'est con à dire, je sais, mais à cet instant je me suis dit "History is walking by..."

Je voulais lui dire en passant, en la frôlant, sans même m'arrêter : "Je suis une immense fan de votre soeur". Je ne l'ai pas fait. Je ne voulais pas la déranger. Je me suis contentée de lui sourire.

Il fait si beau aujourd'hui...
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samedi 4 septembre 2010

Laurent Blanc et blanc bonnet ?

On n'a pas pris les mêmes et pourtant ça recommence. Ou ça continue, au choix. Il leur faut quoi aux Bleus pour marquer des buts, franchement ? Bon courage Lolo...
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samedi 3 juillet 2010

Bêtes en cour

Liliane Bettencourt aurait légué près d'1 milliard d'euro en dons divers et variés (immobilier, oeuvres d'art, liquidités) à un de ses amis, photographe relativement connu, beaucoup plus jeune qu'elle. Certes la somme est énorme pour le citoyen lambda comme vous et moi, mais pour Madame Bettencourt, femme la plus riche de France depuis des décennies, ça ne représente pas grand chose. Sauf que ces largesses l'ont conduite devant un tribunal, avec le photographe, tous les deux traînés là par la propre fille de la dame. Pourtant j'ai beau chercher, je ne vois pas bien où est le problème... Cet argent était bien à Madame Bettencourt ? Oui. Elle pouvait bien en disposer comme bon lui semblait, non ? Si. Elle ne l'a volé à personne ? Non. Alors il est où le problème ???

De l'autre côté de cette affaire, nous avons aussi un ministre en exercice qui se trouve en position de conflit d'intérêts parce que son épouse était employée par la société gérant une partie de la fortune de ladite Madame Bettencourt. Encore elle. Là par contre, il y a un vrai problème. Quand on est l'un des ministres gérant les finances de la France (le budget en l'occurrence) et qu'un membre très proche de sa famille gère les dividendes de la fortune d'une des personnalités les plus riches du pays, forcément, à un moment ou à un autre, ça risque de poser problème. Dans le cabinet de conseil où je bosse, avant de commencer une mission pour un client donné, on s'assure qu'aucun membre de l'équipe allouée au projet n'a de lien proche ou lointain avec le client. Mais visiblement, cette règle ne s'applique pas aux membres du gouvernement... Cerise sur le gateau ? Lorsque l'affaire a enfin éclatée, qui a dû démissionner ? Madame. Monsieur le ministre, lui, a toujours son job... Ah, que c'est beau l'égalité homme-femme !

Pour passer du coq à l'âne (ou serait-ce l'inverse ?), je voudrais juste dire un mot sur le renvoi de Porte et Guillon de France Inter. Porte je ne le connais pas. Guillon je connais son humour et son travail et j'avoue que je ne suis pas fan. Pour autant j'ai été purement scandalisée par cette histoire. Où que l'on se tourne, Sarkozy se mêle de tout. L'omniprésident, omniprésent, omnipotent. Je n'en peux plus. Quand je pense que j'ai voté pour ce mec en 2007 !!! Je n'ai jamais autant regretté mon bulletin de vote qu'aujourd'hui. Quelle déception ! Je me dis vivement 2012 mais deux questions se posent : 1) arrivera-t-on à s'en débarasser ? 2) celui ou celle qui viendra après lui fera-t-il mieux ?

En tous cas, une chose est sûre, autant je n'aurais jamais pu voter Royal, autant si Aubry se présente elle a toutes ses chances avec moi. Vas-y Martine, tu vas finir par me faire virer à gauche !
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jeudi 17 juin 2010

What's wrong with people?

C'est moi ou les gens sont de moins en moins aimables ?

Je scrute les visages dans le bus, dans le métro, dans la rue et ils sont tous fermés, la bouche pincée, le regard énervé, et ça souffle, ça vous bouscule, ça ne sait pas dire pardon. C'est insupportable.

Je ne prends quasiment plus le métro ces temps-ci, je me disais que le bus allait être différent. Mais non. De 17 à 77 ans, il semble que "bonjour", "pardon" ou "merci" ait tout bonnement disparu du vocabulaire de tout le monde. Quant au savoir-vivre, n'en parlons pas.

Pas plus tard qu'hier après-midi, j'arrive à mon arrêt de bus. Personne, je suis la première. Je m'asseois. Quelques personnes arrivent, le bus arrive. Je laisse une petite mamie monter la première dans le bus et la suit. Une bonne femme qui devait avoir la bonne cinquantaine se colle à moi, essaie de se glisser entre la mamie (qui avait un peu de mal à se hisser dans le bus) et moi, me pousse presque pour y monter avant moi. Mais c'est qu'elle me marcherait dessus ! Pourtant on ne peut pas dire qu'elle ne m'a pas vue : enceinte de 8 mois avec un ballon de basket sous mon T-shirt, on ne voit que moi !! Mais non, elle pousse, elle souffle, elle s'énerve. J'étais fatiguée rien que de la voir faire. Une fois dans le bus, elle s'asseoit et, pas de chance pour elle, se retrouve derrière une maman et son bébé qui ne devait pas avoir un an et qui chouinait un peu (pas les hauts cris non non, juste un petit chouinement assez discret). Et vas-y que je me retourne toutes les deux minutes pour jeter des regards furibonds à la petite maman, que je souffle, que je lève les yeux au ciel et... que je finis par changer de place. Elle est allée se mettre tout au fond du bus, le plus loin possible de l'origine de son "désagrément". Je me suis demandé pourquoi cette bonne femme avait décidé de prendre les transports en commun alors que clairement ce qui lui faut c'est une voiture pour elle toute seule.

Il y a trois semaines à peu près, un matin. Je n'étais pas encore en congé maternité et donc je prenais encore le bus aux heures de pointe, enceinte de 7 mois bien tassés. Le bus c'est chouette pour une femme enceinte. Moins bondé que le métro, plus convivial (en théorie), ça sent moins mauvais. Bref, je monte dans le bus bien plein. Les trois places prioritaires réservées sont comme tous les matins occupées par trois personnes (très) âgées que je ne vais bien évidemment pas déloger sous prétexte que j'ai un gros ventre. Donc, comme tous les matins, je me dirige vers le fond du bus, avise un jeune homme en costume qui était assis mais ne lisait pas, ni ne Blackberrysait, il était juste assis et semblait parler à une jeune femme qui était sur le siège en diagonale face à lui. Je me plante devant lui, ventre en avant, et demande gentiment (et même avec le sourire, si, si, c'est la moindre des choses) si je peux avoir une place. Il me dévisage des pieds à la tête et me dit avec une sincérité désarmante "Pourquoi ?". J'avoue que je ne m'attendais tellement pas à ça que je n'ai rien trouvé à répondre, je me suis contentée de le regarder en cherchant mes mots jusqu'à ce que la dame qui était assise en face de lui (et qui devait bien avoir 60 ans) me dise en lui jetant un regard d'incrédulité totale "Prenez la mienne madame, prenez la mienne". Et là, le mec se lève (toujours en me regardant comme si j'étais une extra-terrestre) et descend du bus ! Il était arrivé à sa station. Tout ça pour un arrêt.

Je sais, je sais, les femmes enceintes font chier tout le monde à demander des places assises. Ce n'est pas une maladie, c'est leur choix, tout le monde est fatigué et a le droit de rester assis dans le bus ou le métro s'ils étaient là avant. Mais avant d'être enceinte j'ai toujours offert de céder ma place sans même qu'on me la demande aux femmes enceintes et aux personnes âgées. Maintenant que je le suis, je sais qu'il vaut mieux qu'une femme enceinte puisse s'asseoir. Non pas parce qu'elle est particulièrement fatiguée (bien que si, forcément, on le soit plus ou moins) mais surtout parce que notre centre d'inertie est complètement modifié, qu'on ne tient pas très bien en équilibre et qu'on risque à tout moment de se retrouver par terre, au moindre freinage intempestif ou virage négocié un peu vite. On est comme un culbuto quand on est enceinte, on penche à gauche, à droite, on n'est pas très stable.

On vit en société mais plus personne n'est très sociable. L'individualisme prime. Peut-être est-ce propre à Paris ou aux grandes villes, je ne sais pas. Pourtant il faut bien vivre ensemble. Qu'est-ce que ça coûte de dire bonjour au chauffeur quand on monte dans le bus, de demander "pardon" à la personne qui nous bloque le passage si on veut descendre ? Rien, et pourtant chaque jour je vois des gens monter sans même un regard pour le conducteur, comme s'il n'existait pas. Il y a quelques années, alors que l'on n'était pas à un arrêt et que le bus redémarrait à un feu qui venait de passer au vert, le chauffeur s'arrête pour permettre à une dame qui courrait vers le bus en faisant de grands gestes de monter à bord. Il n'était pas obligé. Elle monte sans un sourire, sans un bonjour, sans un merci et s'asseoit. Le chauffeur, un peu surpris, lui dit : "vous pourriez au moins dire bonjour". Elle hausse les épaules en le regardant d'un air dédaigneux. Le chauffeur coupe alors le contact et lui dit très calmement "On repartira quand vous aurez dit bonjour". Je vous la fais courte mais tout le bus a fini par prendre parti pour le chauffeur, qui avait raison, et la dame a fini par redescendre en râlant mais sans avoir lâché le moindre bonjour. Etait-ce si insurmontable pour elle ? Pourquoi ? Comme dit l'expression populaire, ça ne lui aurait pas arraché la gueule de gratifier le chauffeur d'un simple "bonjour". On ne lui demandait même pas de sourire, juste un minimum de politesse. Mais non, même ça, il faut croire que souvent, c'est déjà trop. C'est triste.
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samedi 12 décembre 2009

As-tu mal Johnny, Johnny ?

Je ne suis pas particulièrement fan de Johnny Hallyday mais on peut dire que oui, c'est un monument. Il fait partie de "l'identité nationale française" puisque le terme est à la mode en ce moment. Alors Johnny est-il au bout de la route 66 ? Johnny va-t-il passer les fêtes ?

Je crois que je serais triste oui, si Johnny nous quittait déjà. Il a l'âge de mon papa. Je n'ai jamais acheté qu'un seul album de Johnny : Gang. Parce qu'il était écrit et composé par Jean-Jacques Goldman dont j'étais une fan absolue à l'époque. Mais les chansons de Johnny ont bercé toute ma vie. Ma maman m'a toujours répété à l'envi que quand elle avait 14 ans (ou 16 je ne sais plus) et lui guère plus mais déjà vedette, elle avait eu le privilège d'aller le voir dans sa loge après un concert et il l'avait assise sur se genoux ! Oui Madame. Ma maman à moi sur les genoux de Johnny Hallyday. Forcément après ça, le mythe avait pris une tout autre dimension à mes yeux.

Johnny c'est une voix, je le reconnais. Une sacrée personnalité, un charisme, une présence. Des shows à l'américaine, une vie privée chaotique avec quelques jolis moments, des histoires de drogue, des interviews pas toujours à la hauteur, des costumes de scène discutables, la rock'n'roll attitude.

On a tous quelque chose en nous de Johnny, et c'est un peu tôt pour qu'il rejoigne déjà là-haut Michel Berger.
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jeudi 20 août 2009

Is it hot in here or is it me?

35° le jour, 31° la nuit... et c'est pas du Fahrenheit.

Vive l'été à Paris !

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lundi 9 février 2009

Music, the real time machine

Dans "Rebecca" de Daphné du Maurier, mon livre préféré, Madame de Winter, l'héroïne dont on ne connaîtra jamais le prénom, fait le souhait de pouvoir enfermer l'instant présent dans un flacon qu'elle pourrait rouvrir plus tard, quand l'envie de revivre cet instant lui prendrait. Moi, je n'ai pas de flacon magique pour emprisonner les moments importants de ma vie, j'ai la musique et les chansons.

Ca ressemble à la Toscane, douce et belle de Vinci...
Pour moi ça ressemble à un chalet sous la neige pour le nouvel an 1990 et quelques années plus tard une amitié naissante avec une polonaise à Londres.

Barman, dans le shaker, d'abord de l'élégance...
La voix de Catherine, les mots de Malcolm, et je retourne rue de l'Espérance un beau matin d'été 1997.

To live without my music would be impossible to do
In these times of trouble my music pulls me through...
Un gala de danse, trois silhouettes noires qui époustouflent la gamine d'à peine 10 ans que je suis et des notes lancinantes que j'ai cherchées longtemps, très longtemps avant de retrouver John Miles chez un disquaire de la rue Mouffetard.

In the arms of an angel, fly away from here...
Eté 1997 - A Paris sous un tunnel, une princesse fait sa sortie. A New York, pour moi, Sarah McLachlan fait son entrée.

If I were a boy, even just for a day...
Retour à New York, après onze ans d'absence, et Beyoncé pour graver ce Noël glacé dans ma mémoire.

Mes chers parents je pars, je vous aime mais je pars,
Vous n'aurez plus d'enfant ce soir...

A peine adolescente, cette chanson a bercé mes rêves d'ailleurs.

Et je t'aime encore, comme dans les chansons banales,
Et ça me dévore, et tout le reste m'est égal...

Tout ça semble bien loin. Rien de grave.

Les chansons, la musique sont les flacons qui enferment mes souvenirs. Les bons, les moins bons, les mauvais. Ceux que je me remémore avec plaisir et les autres.

Please don't stop the music...

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lundi 5 janvier 2009

+ 1

Bye bye two-thousand-hell,
Hello two-thousand... nice?

Espérons-le.

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mercredi 5 novembre 2008

Starting here, starting now

"All this will not be finished in the first hundred days.
Nor will it be finished in the first thousand days,
nor in the life of this administration,
nor even perhaps in our lifetime on this planet.
But let us begin."
John Fitzgerald Kennedy - Inaugural address (20 January 1961)

Rien n'a changé, tout a changé. Le discours de Barack Obama hier soir trouvait de nombreux échos à celui de ce froid matin de janvier 1961 sur les collines du Capitol de Washington, DC.

Il lui en a fallu du courage à Barack Obama pour en arriver là. Il lui en faudra encore davantage pour y rester et mener à bien son projet d'une Amérique retrouvée.

So much hope, today...

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Living History... Oh yes, we can!

O beautiful for spacious skies,
For amber waves of grain,
For purple mountain majesties
Above the fruited plain
America! America!
God shed his grace on thee
And crown thy good with brotherhood
From sea to shining sea!

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jeudi 16 octobre 2008

Yes we can, but you must

Yes, we can believe that Barack Obama will be the next President of the United States.

Yes, we can hope that he will be a good President, a brave President, a sensible President.

Yes, we can pray that he will not be killed by some racist maniac who would still be living in another century.

Yes, we can realize from a distance, from Europe, from outside the USA that he would be (he IS) the best choice for the future of the world.

Yes, we, the non-American, can believe in change, good change, lasting change.

But you, the American people, must do the right thing:

VOTE OBAMA on November 4th.

Yes, you can. You must.

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lundi 29 septembre 2008

Royal bullshit

Ah si seulement Ségolène Royal avait autant de créativité pour trouver des solutions viables aux problèmes vécus des français qu'elle en a pour se mettre en scène autour de son nombril, habillée en Schtroumpfette et gesticulant (sans une once de naturel) comme le gourou de la secte Moon...

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lundi 15 septembre 2008

Thy will be done (but just in case)

Benoît XVI fait une tournée en France où on le reçoit en grand tralala, comme il se doit. Benoît XVI est le représentant de Dieu sur cette terre. Il est là pour nous dire qu'il faut s'aimer les uns les autres et croire en Dieu, ce Dieu aux pieds duquel s'agenouillent de moins en moins de fidèles si l'on en croit les statistiques. Croyons en Dieu pour nous aider à rendre ce monde meilleur. Croyons en Dieu car lui seul est omnipotent, lui seul décide de la vie et de la mort. Lui seul. Voilà ce que nous dit le pape, premier fidèle d'entre les fidèles, celui qui montre la voie, qui montre qu'il croit.

OK. Mais dans ce cas j'ai une question : si le pape croit si fort en Dieu et en son absolu pouvoir de vie et de mort sur nous, simples mortels, s'il remet sans condition sa vie et la nôtre entre les mains de ce Dieu tout puissant, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi il roule dans un carrosse de verre aux vitres blindées ?

Soit il croit et il remet son destin entre les mains de Dieu, et que Sa volonté soit faite. Soit pas. Mais cette papamobile n'est-elle pas à elle seule la négation assourdissante de tous ces beaux discours ?

Si je n'avais pas un minimum de respect pour cette foi catholique qui était si chère à ma grand-mère maternelle, je serais presque tentée de dire que c'est du foutage de gueule. Presque.

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mercredi 10 septembre 2008

Is it sheer luck or is it me?

"Tu as toujours eu beaucoup de chance, surtout niveau boulot". Cette phrase-là je l'ai entendue 100 fois. Par mon mec, par mes amis et même par mon père cet été, pendant les vacances. Et à chaque fois, elle a provoqué chez moi la même réaction : l'agacement.

Non, ma (somme toute modeste) carrière professionnelle n'est pas le fruit de la chance. Elle est le résultat de choix judicieux, d'un instinct fidèle, d'une personnalité particulière mais surtout, surtout de beaucoup de travail et d'un minimum d'intelligence. C'est ce que je martelais à chaque fois, avec une arrogance assez incroyable. Le pire dans tout ça c'est que je croyais dur comme fer à toutes ces explications qui ramenaient au final mon parcours professionnel, il est vrai plutôt sympathique, à une seule racine : moi. Me, myself and I. Et la chance dans tout ça ? Je voulais bien reconnaître qu'il en fallait un peu mais pas plus que ça.

Sauf que voilà, certains événements récents m'ont prouvé le contraire. Quand la roue tourne, que soudainement tout ce qu'on prenait pour acquis nous échappe sans que l'on n'ait rien changé à notre comportement, qu'on a beau ramer avec la même force, la même fougue mais que le vent se lève et malmène notre petite embarcation, que l'ordinateur, ce grand manitou de nos vies modernes, bugge, coince, plante, que le téléphone ne sonne pas, que les portes du métro se referment sous notre nez, que les papillons qu'ont croyait tenir au creux de notre estomac volent vers d'autres ventres, d'autres fleuves, d'autres rives, que la poste égare un pli important, il faut bien se rendre à l'évidence : luck IS everything.

Dustin Hoffman a rappelé l'autre soir dans "l'Actors Studio" ce que Robert de Niro avait déclaré un jour : "celui qui dit que la chance n'a rien à voir dans sa réussite est un menteur". Je commence à me demander si ce n'est pas lui qui a raison...

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jeudi 4 septembre 2008

Frankly my dear, I don't give a damn

Rachida Dati est enceinte. Oui, oui, Rachida Dati est ENCEINTE ! A 42 ans !

Oui, bon, c'est bien. Tant mieux pour elle. A part ça ? Ben justement à en croire la presse, aussi bien légumineuse (oui, vous savez, ces torchons dont on se sert pour ramasser les épluchures, que personne n'achète évidemment sauf les coiffeurs et les dentistes pour leur salle d'attente) que très sérieuse, il ne se passe rien d'autre en ce moment. C'est LA grande nouvelle du jour, voire de la semaine. La France, que dis-je le Monde tourne autour du nombril de Rachida Dati depuis huit jours.

Et chacun y va de son interrogation : qui est le père ? Pourquoi parle-t-elle de "consolidation" ? Pourquoi utilise-t-elle le pronom "ce" pour parler de son futur bébé ? Qu'est-ce qui va pas chez elle pour qu'elle parle de fausse couche sans dire le mot ? Comment ose-t-elle dire qu'elle s'en remettrait, si ça arrivait, d'un coup de rouge à lèvres ? Et patati et patata...

Je n'en croyais pas mes yeux ce matin en balayant la presse sur Internet ! Parce que franchement qu'est-ce qu'on en a à péter (pardon my French...) du mouflet de la Dati ? Elle a 42 ans, elle a officiellement pas de mec et "elle fait un bébé toute seule" ? Oui, bon, et alors ? ET ALORS ?

Foutons-lui la paix à Rachida ! Franchement il y a d'autres choses plus importantes, plus sérieuses et qui méritent bien davantage notre attention et d'éventuelles levées de boucliers que la soudaine poussée abdominale de notre garde des sceaux.

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