mercredi 27 mai 2026

The Madison

Série (2026) créée par Taylor Sheridan, avec Michelle Pfeiffer, Kurt Russell, Beau Garrett, Patrick J. Adams.

J'aurais tellement aimé aimer cette série... Pour Michelle Pfeiffer que j'adore et qui n'avait pas tourné depuis très longtemps, pour les grands espaces grandioses du Montana mis en avant dans la bande-annonce, pour Beau Garrett (découverte dans A Girlfriend's Guide to Divorce il y a une dizaine d'années), pour la belle gueule burinée de Kurt Russell, pour Patrick "Mike Ross" J. Adams. Et pour New York.

Hélas, quelle déception. Tout n'est que clichés, pathos, stéréotypes. Les personnages sont extrêmement mal écrits, masculins comme féminins, de la ville comme de la nature sans distinguo (mention spéciale au personnage de la fille cadette, jouée par Elle Chapman, à qui on a envie de coller une bonne paire de claques dès qu'elle ouvre la bouche). Tout est premier degré, aucune subtilité, aucune finesse d'écriture, le trait est bien bien épais. Michelle Pfeiffer s'en sort assez bien mais elle en fait des caisses dans la tragédie grecque. Patrick J. Adams est l'ombre de lui-même et semble s'emmerder ferme et ne pas croire une seconde à ce qu'il raconte. Beau Garrett m'avait laissé un bien meilleur souvenir dans AGGTD, ici bof. Le seul qui s'en sort plutôt pas mal est Will Arnett. 

Heureusement, il y a le Montana. Sublime dans toute son immensité, ses plaines à perte de vue, son silence et sa sérénité, son dégradé de couleurs chaudes, sa ruralité et sa rivière (the Madison) pendant parfait de la forêt de verre et d'acier d'un New York en noir et blanc (jusque dans l'appartement upper east side du couple joué par Michelle et Kurt), bouillonnant de stress citadin, et de sa rivière de bitume du même nom (Madison avenue). 

Malgré tout ça, étonnamment, les notes sur IMDB sont bonnes et Paramount+ a validé une deuxième saison. La question est : la regarderai-je...? On verra.

F/.


lundi 27 décembre 2021

Critique du film "Spider-Man: no way home"

Genre : bim bam boom - repeat (Note: * / ****)

Je me suis beaucoup, mais alors beaucoup ennuyée... La seule * est pour mon chouchou Benedict Cumberbatch. Sans lui, j'aurais sans doute quitté la séance.

F./

mardi 11 mai 2021

Critique du film "The Invisible Guest" (Contratiempo)

Genre: the unusual suspect (note: ***/****)


Accusé du meurtre de sa maîtresse, Adrian Doria, un riche entrepreneur barcelonais, n'a que trois heures pour préparer une défense imparrable avant son procès. Sur les conseils de son avocat, il fait appel à la meilleure consultante en la matière mais se retrouve bientôt à lui raconter bien plus qu'il ne devrait.

Après avoir regardé et beaucoup aimé la mini-série "El Inocente", du même réalisateur (Oriol Paulo) et avec deux des acteurs (Mario Casas et Ana Wagener), nous voilà devant "Contratiempo" réalisé cinq ans plus tôt. On lui trouve immédiatement les mêmes qualités : réalisation sobre et superbe, ambiance envoûtante, des acteurs au top et une histoire bien écrite et bien menée qui nous emporte dès les premières minutes d'un montage au cordeau. On veut savoir ce qui s'est passé, on veut comprendre le fin mot de l'histoire. Le héros n'est pas au bout de ses surprises et... nous non plus.

Je ne peux en dire plus sans déflorer le dénouement du film. Je ne peux que chaudement le recommander !

F/.



dimanche 21 février 2021

Critique du livre "Les Choses Humaines" de Karine Tuil

Genre : le droit d'importuner ? (note: **/****)


Troisième livre que je lis de cette autrice (après « L’insouciance » et « L’invention de nos vies ») et de nouveau elle m’a emballée.
Son style est sobre, parfois simple, pour raconter des histoires compliquées. Des histoires d’aujourd’hui, ancrées dans nos sociétés modernes mal en point. Ici elle s’attaque à un sujet brûlant et très actuel : le consentement à un acte sexuel, période #metoo. Et ce n’est pas simple.
Décalage de milieu, décalage de style et de niveau de vie entre l’accusatrice (la victime ?) et l’accusé. Deux vies basculent. La première partie du livre est assez classique, mais dans la seconde le procès est superbement rendu.
Qu’est-ce qui constitue le consentement, ou plutôt l’absence de consentement et donc un viol caractérisé ? Selon la morale ou selon la loi ? Est-ce uniquement un « non » clair et net, exprimé / verbalisé fermement ? Est-il toujours possible de le verbaliser ? Karine Tuil pose remarquablement la question et, dans les dernières pages du livre, y apporte une réponse... à donner froid dans le dos.

F/.

samedi 23 janvier 2021

Critique de la série danoise "The Investigation"

Genre : c'est le Nord (note : ***/****)


Elle s’appelait Kim Wall. C’était une journaliste suédoise indépendante. Elle est morte à 30 ans, assassinée par un Géotrouvetou danois qu’elle était venue interviewer, à bord d’un sous-marin artisanal qu’il avait construit.

Cette superbe série danoise suit l’enquête minutieuse incroyable de la police danoise. Un flic taciturne qui ne lache rien, son équipe jeune, dédiée, déterminée et des plongeurs de la marine nationale extraordinaires finiront par faire tomber l’assassin. Son nom ? Pas une fois il n’est prononcé dans les six épisodes. Volontairement. Parce que le héros de cette histoire (vraie), ce n’est pas lui. Les héros ce sont Kim Wall, ses parents et l’équipe de police.

F/.

lundi 17 août 2020

Critique du livre "Le Comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas

Genre : la vengeance est un plat qui se mange froid (note : ****/****)

Quelle nostalgie de quitter Edmond Dantès !

Quel bonheur d’avoir passé ces deux dernières semaines dans les plis de son âme, dans les recoins de son esprit, dans la finesse de son implacable vengeance. Que d’émotions suscitées par l’écriture sublime de Dumas au fil de ces 1400 pages qui m’ont paru trop courtes et que j’aurais tellement aimé prolonger encore et encore !

Moi qui ai attendu 50 ans pour le rencontrer il me faut déjà le quitter après 15 jours à peine... Alors, par chance, si le silence qui suit du Mozart est encore du Mozart les jours prochains seront pour moi très certainement encore du Dumas. Et c’est très bien comme ça.

"Je suis descendu d'une planète qu'on appelle la douleur"

F/.

jeudi 29 août 2019

Critique du film "LION"

Genre : le petit poucet de Tasmanie (note: ***/****)


Réal. Garth Davis
Avec Dev Patel, Rooney Mara, Sunny Pawar, Abhishek Bharate, Priyanka Bose, Nicole Kidman, etc.
D'après le livre "A long way home" de Saroo Brierley

Saroo a 5 ans, une bouille à croquer, un grand frère, une petite soeur et une maman aimante qui travaille dur pour les nourrir dans cette Inde aride et rude où il est heureux. Parce qu'il a réussi à convaincre son frère de l'emmener avec lui, un soir, sa vie va changer pour toujours : perdu dans les rues de Calcutta, à des milliers de kilomètres de chez lui, il est recueilli dans un orphelinat avant d'être adopté par un couple australien. Il lui faudra 25 ans pour retrouver sa famille originelle.

Un film incroyable, porté par Dev Patel, bien sûr, mais surtout avant lui par le très jeune Sunny Pawar, confondant de naturel, qui nous fait fondre le coeur avec ses grands yeux noirs, ses petites gambettes, sa petite voix qui appelle son frère en vain. On a envie de le prendre dans nos bras, ce petit garçon de 5 ans, de le serrer fort et de lui dire que tout ira bien.

La force de l'amour, la recherche de soi à travers la recherche de ses origines, retrouver d'où on vient pour savoir qui on est et où on peut aller, cette volonté-là peut faire bouger des montagnes. Google Earth n'a jamais été aussi utile et bien utilisé. Quelle persévérance, quelle résilience, c'est à la fois magnifique et très émouvant. 

F/.