Genre: very few good men (note: ***/****)
Réal. Roman Polanski
Avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Olivia Williams, Kim Cattrall, Tom Wilkinson, etc.
Dès la première image le ton est donné : ce sera grisaille et sobriété. L'action se passe sur une île venteuse et quasi-déserte de Nouvelle Angleterre, au large de Boston. Là, vit un ancien Premier Ministre britannique, cloîtré dans une maison high-tech comme on s'enterre dans un bunker. Il est entouré de son ancienne équipe du 10 Downing Street avec à sa tête son ancienne assistante personnelle (surprenante Kim Cattrall tout en sobriété dans une performance à l'opposé de la flamboyante Samantha Jones de Sex & the City) et accueille le nouveau "ghost writer" qui va être chargé de terminer le manuscrit de ses mémoires, laissé en plan pour cause de mort soudaine et inexpliquée du ghost writer précédent, finalement plus ghost que writer...
On se rend vite compte que les choses ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être et on suit l'enquête obstinée du nègre avec autant d'appréhension et de curiosité que lui. On découvre en même temps que lui les pièces du puzzle, une par une. Le suspens et le mystère sont à couper au couteau. A chaque scène, à chaque coin de rue, à chaque virage d'une route ventée et déserte, on s'attend à sursauter. On ne sursaute pas, on est juste happés par cette quête intense et passionnante de la vérité. Qui est qui ? Qui manipule qui ? On ne le saura vraiment qu'à la fin.
Le film dresse un portrait des hommes de pouvoir au plus haut niveau de l'état, britanniques en particulier, à vomir. A la solde de la Maison Blanche, une simple marionnette sans épine dorsale, ni idéaux, ni valeur morale.
Ewan McGregor porte le film sur ses épaules et il en a la carrure : il est parfait, toujours juste entre scepticisme, méfiance et soif de vérité. Au final, il n'aura pas fait le bon dosage entre les trois. Mais le film tient aussi et surtout par son supporting cast tout simplement fabuleux. Olivia Williams est ambigue à souhaits, entre épouse trahie et manipulatrice de l'ombre, on hésite (presque) jusqu'au bout. Tom Wilkinson, un acteur spécialisé dans les seconds rôles de la trempe d'un Gene Hackman. Il n'a que quelques scènes mais elles sont clés et il y est impeccable comme d'habitude. Quant à Pierce Brosnan, il réussit à nous faire oublier tout son capital sympathie 007 pour n'apparaître que comme un pion aux ordres de Washington, tentant désespérant de redorer son blason en réinventant ses souvenirs pour écrire ses mémoires.
Le monde tel que Polanski nous le décrit ici ne donne pas beaucoup envie d'y vivre... Une poignée de businessmen milliardaires en voulant toujours plus, prêts à toutes les corruptions, à tous les mensonges, à toutes les manipulations, à tous les crimes pour se hisser toujours plus haut sur l'échelle de leur compte en banque. Et à leur solde, des politiciens verreux qui ont oublié depuis longtemps qu'ils s'étaient peut-être un jour lancés dans la politique pour faire quelque chose de bien. Où sont-ils les vrais hommes (ou femmes) d'honneur, de valeur, de courage ? Où sont-ils donc...
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mardi 9 mars 2010
dimanche 3 janvier 2010
Critique du film "Pas si simple" (It's complicated)
Genre: comédie romantique à l'américaine (note: **/****)
Réal. Nancy Meyers
Avec Meryl Streep, Alec Baldwin, Steve Martin, Lake Bell, etc.
Nancy Meyers aime bien nous raconter que l'amour (sentimental et physique) n'est pas réservé aux moins de 40 ans. Elle avait commencé avec "something gotta give" avec Diane Keaton et Jack Nicholson, elle continue ici. Ce qui ne change pas non plus c'est l'univers dans lequel ses personnages évoluent : très BCBG, upper middle class, pas un noir à l'horizon, pas une herbe qui dépasse du jardin de Meryl Streep, des belles voitures, des belles maisons, des jolies fringues, pas l'ombre d'un problème d'argent. On est chez Alice in WASPerland. Tout est beau et rien ne vient "heurter" nos mirettes, mais bon après tout pourquoi pas, ce monde-là existe aussi.
L'histoire est sympa, les acteurs sont tous très bien (heureusement avec un casting pareil), on rit beaucoup, l'humour fait mouche. Meryl Streep est une très belle femme pour son âge et en fait trois fois moins que Diane Keaton ce dont on lui est infiniment reconnaissant. Alec Baldwin est parfait dans son rôle de playboy vieillissant et bedonnant (j'aurais pu écrire bouffi d'alcool mais bon, j'aime bien Alec Baldwin en tant qu'acteur) qui se redécouvre un coeur battant pour la mère de ses grands enfants dont il a divorcé pour épouser une bombe (Lake Bell) de 30 ans sa cadette. Quant à Steve Martin, il est plus sobre que les personnages qu'on lui connaît habituellement et ça passe, on y croit.
Globalement, j'ai passé un excellent moment. Certes ce film n'est pas un chef d'oeuvre et il est sans doute vite vu et vite oublié mais on en ressort de bonne humeur et, après tout, c'est toujours ça de pris.
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Réal. Nancy Meyers
Avec Meryl Streep, Alec Baldwin, Steve Martin, Lake Bell, etc.
Nancy Meyers aime bien nous raconter que l'amour (sentimental et physique) n'est pas réservé aux moins de 40 ans. Elle avait commencé avec "something gotta give" avec Diane Keaton et Jack Nicholson, elle continue ici. Ce qui ne change pas non plus c'est l'univers dans lequel ses personnages évoluent : très BCBG, upper middle class, pas un noir à l'horizon, pas une herbe qui dépasse du jardin de Meryl Streep, des belles voitures, des belles maisons, des jolies fringues, pas l'ombre d'un problème d'argent. On est chez Alice in WASPerland. Tout est beau et rien ne vient "heurter" nos mirettes, mais bon après tout pourquoi pas, ce monde-là existe aussi.
L'histoire est sympa, les acteurs sont tous très bien (heureusement avec un casting pareil), on rit beaucoup, l'humour fait mouche. Meryl Streep est une très belle femme pour son âge et en fait trois fois moins que Diane Keaton ce dont on lui est infiniment reconnaissant. Alec Baldwin est parfait dans son rôle de playboy vieillissant et bedonnant (j'aurais pu écrire bouffi d'alcool mais bon, j'aime bien Alec Baldwin en tant qu'acteur) qui se redécouvre un coeur battant pour la mère de ses grands enfants dont il a divorcé pour épouser une bombe (Lake Bell) de 30 ans sa cadette. Quant à Steve Martin, il est plus sobre que les personnages qu'on lui connaît habituellement et ça passe, on y croit.
Globalement, j'ai passé un excellent moment. Certes ce film n'est pas un chef d'oeuvre et il est sans doute vite vu et vite oublié mais on en ressort de bonne humeur et, après tout, c'est toujours ça de pris.
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Critique du film "Avatar"
Genre: ICU (note: */****)
Réal. James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, etc.
C'est l'histoire des cow-boys et des indiens, encore et encore. En 3D: décevant, déja vu, démago. Y'en a marre de nous montrer toujours les mêmes histoires des américains qui convoitent un trésor dans un pays ou une planète étrangers et qui, pour y accéder, se débarassent purement et simplement des autochtones sans se poser de question. Tout ça on le sait, pas besoin d'un James Cameron pour nous remettre le nez dedans en nous faisant bien comprendre que c'est mal, en dépeignant les américains comme des barbares sans cerveau et les indigènes comme des créatures pures et innocentes qui ont tout compris à la Vie (avec un grand V). Et puis y'en a marre que les américains nous donnent sans arrêt dans les films des leçons d'humanité qu'ils sont incapables d'appliquer dans la vraie vie.
Heureusement j'ai vu la version 3D, ce qui m'a permis de trouver un intérêt à ces 2h50 d'histoire cucu-la-praline. Sans la 3D je me serais sérieusement ennuyée. Et 2h50 c'est long... Dommage car James Cameron est un réalisateur que j'aime bien. J'avais adoré "Abyss", beaucoup aimé "Titanic" et "Terminator". Tant pis.
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Réal. James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, etc.
C'est l'histoire des cow-boys et des indiens, encore et encore. En 3D: décevant, déja vu, démago. Y'en a marre de nous montrer toujours les mêmes histoires des américains qui convoitent un trésor dans un pays ou une planète étrangers et qui, pour y accéder, se débarassent purement et simplement des autochtones sans se poser de question. Tout ça on le sait, pas besoin d'un James Cameron pour nous remettre le nez dedans en nous faisant bien comprendre que c'est mal, en dépeignant les américains comme des barbares sans cerveau et les indigènes comme des créatures pures et innocentes qui ont tout compris à la Vie (avec un grand V). Et puis y'en a marre que les américains nous donnent sans arrêt dans les films des leçons d'humanité qu'ils sont incapables d'appliquer dans la vraie vie.
Heureusement j'ai vu la version 3D, ce qui m'a permis de trouver un intérêt à ces 2h50 d'histoire cucu-la-praline. Sans la 3D je me serais sérieusement ennuyée. Et 2h50 c'est long... Dommage car James Cameron est un réalisateur que j'aime bien. J'avais adoré "Abyss", beaucoup aimé "Titanic" et "Terminator". Tant pis.
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samedi 12 décembre 2009
As-tu mal Johnny, Johnny ?
Je ne suis pas particulièrement fan de Johnny Hallyday mais on peut dire que oui, c'est un monument. Il fait partie de "l'identité nationale française" puisque le terme est à la mode en ce moment. Alors Johnny est-il au bout de la route 66 ? Johnny va-t-il passer les fêtes ?
Je crois que je serais triste oui, si Johnny nous quittait déjà. Il a l'âge de mon papa. Je n'ai jamais acheté qu'un seul album de Johnny : Gang. Parce qu'il était écrit et composé par Jean-Jacques Goldman dont j'étais une fan absolue à l'époque. Mais les chansons de Johnny ont bercé toute ma vie. Ma maman m'a toujours répété à l'envi que quand elle avait 14 ans (ou 16 je ne sais plus) et lui guère plus mais déjà vedette, elle avait eu le privilège d'aller le voir dans sa loge après un concert et il l'avait assise sur se genoux ! Oui Madame. Ma maman à moi sur les genoux de Johnny Hallyday. Forcément après ça, le mythe avait pris une tout autre dimension à mes yeux.
Johnny c'est une voix, je le reconnais. Une sacrée personnalité, un charisme, une présence. Des shows à l'américaine, une vie privée chaotique avec quelques jolis moments, des histoires de drogue, des interviews pas toujours à la hauteur, des costumes de scène discutables, la rock'n'roll attitude.
On a tous quelque chose en nous de Johnny, et c'est un peu tôt pour qu'il rejoigne déjà là-haut Michel Berger.
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Je crois que je serais triste oui, si Johnny nous quittait déjà. Il a l'âge de mon papa. Je n'ai jamais acheté qu'un seul album de Johnny : Gang. Parce qu'il était écrit et composé par Jean-Jacques Goldman dont j'étais une fan absolue à l'époque. Mais les chansons de Johnny ont bercé toute ma vie. Ma maman m'a toujours répété à l'envi que quand elle avait 14 ans (ou 16 je ne sais plus) et lui guère plus mais déjà vedette, elle avait eu le privilège d'aller le voir dans sa loge après un concert et il l'avait assise sur se genoux ! Oui Madame. Ma maman à moi sur les genoux de Johnny Hallyday. Forcément après ça, le mythe avait pris une tout autre dimension à mes yeux.
Johnny c'est une voix, je le reconnais. Une sacrée personnalité, un charisme, une présence. Des shows à l'américaine, une vie privée chaotique avec quelques jolis moments, des histoires de drogue, des interviews pas toujours à la hauteur, des costumes de scène discutables, la rock'n'roll attitude.
On a tous quelque chose en nous de Johnny, et c'est un peu tôt pour qu'il rejoigne déjà là-haut Michel Berger.
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samedi 12 septembre 2009
Critique du film "Les regrets"
Genre: de battre son coeur s'est arrêté (note: **/****)
Réal: Cédric Kahn
Avec Yvant Attal, Valéria Bruni-Tedeschi, Philippe Katerine, Arly Jover, etc.
Dans le genre amour fou retrouvé 15 ans plus tard François Truffaut avait donné le la avec "la femme d'à côté". Le film de Cédric Kahn aurait presque pu s'appeler "l'homme d'à côté". Sauf que Mathieu (impeccable Yvan Attal) ne vient pas d'emménager dans la maison voisine de celle de Maya, non. Il est simplement revenu dans la ville de son enfance pour être aux côtés de sa mère mourante et là, dans la rue, sortie de nulle part, il revoit Maya, son amour de jeunesse et dans cet instant fugitif (ils ne se parlent pas, se regardent seulement) de battre son coeur s'est arrêté.
Peut-on recoller les morceaux d'un amour brisé 15 ans plus tôt ? Peut-on vraiment croire à une seconde chance ? Mathieu veut y croire et va tout faire pour reconquérir Maya, jusqu'à risquer tout ce qui fait sa vie : sa femme (superbe, intelligente, qui l'aime, le comprend), son cabinet d'architecte, sa fierté, sa raison. Contrairement au "Partir" de Catherine Corsini, ici on croit à tout. On n'a rien vu de l'histoire d'amour de jeunesse de Maya et Mathieu mais dès le premier frôlement fébrile on sent la passion, la tension, les battements de coeur qui s'accélèrent, le vertige. On lit leur histoire passée dans leurs gestes, leurs baisers, leurs regards. Quand Maya change brutalement d'avis en quelques minutes et remet tout en question : on y croit. Quand Mathieu court après elle parce qu'il ne supporte pas l'idée de se passer d'elle, pas plus qu'il ne pourrait vivre sans oxygène : on y croit.
L'amour de Mathieu pour Maya est fou, vampirisant, irréel, déraisonné. Alors que l'amour que lui porte sa femme (Arly Jover, très très bien) est concret, batisseur, solide, à l'image de cette présentation qu'elle fait à un ponte du Conseil Général d'une maquette de son mari. Elle y met son coeur et sa tête, elle construit son amour tandis qu'en parallèle Mathieu est en train de détruire leur vie.
Il faut entrer avec lui dans cette folie, le laisser nous emporter, faute de quoi on risque de rester complètement hors du film et de passer à côté. Ce serait dommage car c'est un beau film. Et Cédric Kahn a l'intelligence de nous laisser écrire la suite nous même en terminant son film sur une scène "ouverte".
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Réal: Cédric Kahn
Avec Yvant Attal, Valéria Bruni-Tedeschi, Philippe Katerine, Arly Jover, etc.
Dans le genre amour fou retrouvé 15 ans plus tard François Truffaut avait donné le la avec "la femme d'à côté". Le film de Cédric Kahn aurait presque pu s'appeler "l'homme d'à côté". Sauf que Mathieu (impeccable Yvan Attal) ne vient pas d'emménager dans la maison voisine de celle de Maya, non. Il est simplement revenu dans la ville de son enfance pour être aux côtés de sa mère mourante et là, dans la rue, sortie de nulle part, il revoit Maya, son amour de jeunesse et dans cet instant fugitif (ils ne se parlent pas, se regardent seulement) de battre son coeur s'est arrêté.
Peut-on recoller les morceaux d'un amour brisé 15 ans plus tôt ? Peut-on vraiment croire à une seconde chance ? Mathieu veut y croire et va tout faire pour reconquérir Maya, jusqu'à risquer tout ce qui fait sa vie : sa femme (superbe, intelligente, qui l'aime, le comprend), son cabinet d'architecte, sa fierté, sa raison. Contrairement au "Partir" de Catherine Corsini, ici on croit à tout. On n'a rien vu de l'histoire d'amour de jeunesse de Maya et Mathieu mais dès le premier frôlement fébrile on sent la passion, la tension, les battements de coeur qui s'accélèrent, le vertige. On lit leur histoire passée dans leurs gestes, leurs baisers, leurs regards. Quand Maya change brutalement d'avis en quelques minutes et remet tout en question : on y croit. Quand Mathieu court après elle parce qu'il ne supporte pas l'idée de se passer d'elle, pas plus qu'il ne pourrait vivre sans oxygène : on y croit.
L'amour de Mathieu pour Maya est fou, vampirisant, irréel, déraisonné. Alors que l'amour que lui porte sa femme (Arly Jover, très très bien) est concret, batisseur, solide, à l'image de cette présentation qu'elle fait à un ponte du Conseil Général d'une maquette de son mari. Elle y met son coeur et sa tête, elle construit son amour tandis qu'en parallèle Mathieu est en train de détruire leur vie.
Il faut entrer avec lui dans cette folie, le laisser nous emporter, faute de quoi on risque de rester complètement hors du film et de passer à côté. Ce serait dommage car c'est un beau film. Et Cédric Kahn a l'intelligence de nous laisser écrire la suite nous même en terminant son film sur une scène "ouverte".
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jeudi 20 août 2009
Is it hot in here or is it me?
35° le jour, 31° la nuit... et c'est pas du Fahrenheit.
Vive l'été à Paris !
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Vive l'été à Paris !
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mardi 18 août 2009
Critique du film "Partir"
Genre: Rupture (note: * / ****)
Réal. Catherine Corsini
Avec Kristin Scott Thomas, Sergi Lopez, Yvan Attal, etc.
Suzanne et Samuel, mariés, deux grands enfants, une maison superbe et cossue dans le sud de la France. Monsieur a une belle situation, madame a élevé ses enfants et se cherche une nouvelle raison d'être. Elle en trouve une en tombant raide dingue de l'ouvrier espagnol venu construire son futur cabinet de kiné. Et elle plaque tout: mari, enfants, maison, train de vie. Elle veut vivre sa passion et s'y jette à corps perdu. Elle dit à son mari que ça lui est "tombé dessus", qu'elle ne s'y attendait pas mais qu'elle ne peut faire autrement que de vivre cette histoire.
Sur le papier ça partait plutôt bien : de supers acteurs seconds rôles compris, une histoire intéressante avec un angle inédit (l'aspect financier d'un divorce), une scène d'ouverture accrocheuse. Au final c'est n'importe quoi et on n'y croit pas, à rien. Catherine Corsini ne parvient pas à rendre le couple adultère réel. La sauce ne prend pas, ce n'est pas un coup de foudre, c'est une tombée en amour censée être progressive mais motivée par rien à l'écran et qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Ils passent du temps ensemble contraints et forcés et d'un seul coup va savoir pourquoi il l'embrasse et ça la fait chavirer. Est-ce à cause de la direction d'acteur ou du jeu de Sergi Lopez, le fait est qu'on n'y croit pas du tout et que du coup on n'est pas de leur côté alors qu'ils sont censés représenter l'Amour (avec un grand A !), le but ultime de toute existence. On se retrouve du côté du mari abandonné. Lui, il aime toujours et ça se voit, même s'il se conduit comme un vrai salopard dans ses tentatives désespérées de récupérer sa femme. Lui (Yvan Attal, impeccable comme toujours), on le comprend, il est réel, ce qu'il ressent est palpable, concret. Dans son jeu, on les sent les 20 années de vie commune auxquelles il s'accroche, elles sont dans chacun de ses gestes, dans ses yeux, dans ses larmes. On est avec lui et on veut qu'il gagne. Face à lui, l'histoire d'amour de Kristin Scott Thomas et Sergi Lopez ne ressemble qu'à une histoire de cul sordide de plus. La bourgeoise qui se tape le prolo pour passer le temps et se sentir en vie.
Je suis ressortie de ce film très agacée qu'avec un casting pareil la réalisatrice n'ait pas su faire mieux que ça. Un beau gachis.
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Réal. Catherine Corsini
Avec Kristin Scott Thomas, Sergi Lopez, Yvan Attal, etc.
Suzanne et Samuel, mariés, deux grands enfants, une maison superbe et cossue dans le sud de la France. Monsieur a une belle situation, madame a élevé ses enfants et se cherche une nouvelle raison d'être. Elle en trouve une en tombant raide dingue de l'ouvrier espagnol venu construire son futur cabinet de kiné. Et elle plaque tout: mari, enfants, maison, train de vie. Elle veut vivre sa passion et s'y jette à corps perdu. Elle dit à son mari que ça lui est "tombé dessus", qu'elle ne s'y attendait pas mais qu'elle ne peut faire autrement que de vivre cette histoire.
Sur le papier ça partait plutôt bien : de supers acteurs seconds rôles compris, une histoire intéressante avec un angle inédit (l'aspect financier d'un divorce), une scène d'ouverture accrocheuse. Au final c'est n'importe quoi et on n'y croit pas, à rien. Catherine Corsini ne parvient pas à rendre le couple adultère réel. La sauce ne prend pas, ce n'est pas un coup de foudre, c'est une tombée en amour censée être progressive mais motivée par rien à l'écran et qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Ils passent du temps ensemble contraints et forcés et d'un seul coup va savoir pourquoi il l'embrasse et ça la fait chavirer. Est-ce à cause de la direction d'acteur ou du jeu de Sergi Lopez, le fait est qu'on n'y croit pas du tout et que du coup on n'est pas de leur côté alors qu'ils sont censés représenter l'Amour (avec un grand A !), le but ultime de toute existence. On se retrouve du côté du mari abandonné. Lui, il aime toujours et ça se voit, même s'il se conduit comme un vrai salopard dans ses tentatives désespérées de récupérer sa femme. Lui (Yvan Attal, impeccable comme toujours), on le comprend, il est réel, ce qu'il ressent est palpable, concret. Dans son jeu, on les sent les 20 années de vie commune auxquelles il s'accroche, elles sont dans chacun de ses gestes, dans ses yeux, dans ses larmes. On est avec lui et on veut qu'il gagne. Face à lui, l'histoire d'amour de Kristin Scott Thomas et Sergi Lopez ne ressemble qu'à une histoire de cul sordide de plus. La bourgeoise qui se tape le prolo pour passer le temps et se sentir en vie.
Je suis ressortie de ce film très agacée qu'avec un casting pareil la réalisatrice n'ait pas su faire mieux que ça. Un beau gachis.
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