Genre: de battre mon coeur s'est arrêté (note: ***/****)
Réal. Jacques Audiard
Avec Marion Cotillard, Matthias Schonaerts, Armand Verdure, Bouli Lanners, Corinne Masiero, etc.
C'est l'histoire d'une rencontre improbable. Un pauvre mec, qui traverse la France du nord au sud avec son fils de 5 ans dans l'espoir d'une vie meilleure. Ou peut-être pas. Une belle fille que sa passion va couper en deux. Au milieu d'eux, un chemin, un tunnel et au bout une lueur avant d'être une lumière.
Jacques Audiard filme à l'épaule, parfois flou, parfois trop près, parfois mal. Les décors sont laids. On est au soleil de la côté d'Azur mais cette côte d'azur là ne pue pas le fric. Cette côte d'azur là c'est celle des fins de mois difficiles, des produits périmés dans le frigo qu'on a piqués au supermarché (qui n'a plus le droit de les vendre) pour se nourrir. Les bruits sont secs comme du fer blanc. Les visages sont fatigués, filmés au plus près, sans fard.
Pour une fois Marion Cotillard a su être sobre. Même dans la scène charnière du film, celle de son réveil dans une chambre blême d'hôpital, alors qu'elle aurait pu hurler elle n'est qu'un murmure de petite fille.
Face à elle un monolithe à l'état brut. Matthias Schonaerts est tout en tendresse contenue, tout en violence maîtrisée. Il n'a l'air de (sur)vivre que parce qu'il n'a pas le choix. Il n'a pas l'air d'en faire beaucoup d'ailleurs. Il va dans le sud avec son petit garçon parce que sa sœur peut l'héberger et c'est tout. D'où il vient ? Qui est la mère du petit ? Que lui est-il arrivé ? On ne le saura pas. Il n'a pas l'air d'aimer beaucoup son fils (le petit Armand Verdure, formidable de naturel et d'émotion), ni sa vie. Il tire des coups sans sentiments, parce qu'il est "opé".
Comment ces deux-là se rencontrent et se comprennent, on ne saurait l'expliquer mais ils se comprennent. Mieux, ils vont se sauver. Ils sont le négatif de l'autre : elle tout en finesse physique et en force mentale ; les orques lui obéissent au doigt et lui coûteront ses jambes. La scène sur sa terrasse où, déjà amputée, elle se lève sur ses prothèses pour refaire, face au vide, les gestes de sa vie perdue est un vrai tire-larmes. D'une intensité inouïe. Lui tout en force physique et en faiblesse mentale ; il parle avec ses poings d'abord, ne réfléchit par forcément après. Il vit dans le ici et maintenant, dans le sans-conséquence, dans l'inconséquence. Son égoïsme, sa bêtise, son inattention (qu'est-ce vraiment au juste d'ailleurs ?) lui font commettre la pire erreur de sa vie, de celles dont on ne se remet jamais. Heureusement pour lui, son "art", la boxe, va lui permettre de la réparer. In extremis. Et le révéler à lui-même par la même occasion.
On sort de la salle l'estomac et les cordes vocales vrillés, le coeur battant au fond de la gorge. On respire l'air frais, la pluie, le vent, avec dans la bouche un goût de rouille et d'os.
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lundi 21 mai 2012
mardi 13 décembre 2011
MBTI me
Infiniment, naturellement, tellement, justement
Inspirée, normale, têtue, joueuse
Identité, nuit, temps, jour
Immobile, nomade, territoire, jetlag
Idée, nourrisson, tétine, jouet
Irréel, nocif, tentant, jouissif
Irrespect, non, tais-toi, j'aime pas
Incertitude, noblesse, tout, jugement
Incohérent, nébuleux, terrible, jeu
If, nobody, take, jigsaw
Impossible, nouveau, tendre, j'apprends
Irréaliste, néo, toujours, jamais
Ici, nous, toi, je
Indicible, noir, toujours, j'y vais
Il me faudra, naturellement, tant de temps, (pour dire) je t'aime
3% de la population paraît-il... Mais peut-on vraiment définir quelqu'un en 4 lettres...?
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Inspirée, normale, têtue, joueuse
Identité, nuit, temps, jour
Immobile, nomade, territoire, jetlag
Idée, nourrisson, tétine, jouet
Irréel, nocif, tentant, jouissif
Irrespect, non, tais-toi, j'aime pas
Incertitude, noblesse, tout, jugement
Incohérent, nébuleux, terrible, jeu
If, nobody, take, jigsaw
Impossible, nouveau, tendre, j'apprends
Irréaliste, néo, toujours, jamais
Ici, nous, toi, je
Indicible, noir, toujours, j'y vais
Il me faudra, naturellement, tant de temps, (pour dire) je t'aime
3% de la population paraît-il... Mais peut-on vraiment définir quelqu'un en 4 lettres...?
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mardi 15 novembre 2011
On tient une piste...
Entendu dimanche soir dans le dernier épisode de la saison de Real Time with Bill Maher sur la chaîne HBO :
"Does it strike anybody that anywhere there are no women present: football, the Vatican, the middle-east... things go to shit?"
Bill... you're my hero!
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"Does it strike anybody that anywhere there are no women present: football, the Vatican, the middle-east... things go to shit?"
Bill... you're my hero!
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lundi 7 novembre 2011
Critique du téléfilm "Five"
Genre: I am number Five (or could be some day - I hope not, though...) (note: **/****)
La chaîne américaine Lifetime a diffusé courant octobre cinq court-métrages produits spécifiquement pour la télévision sur le thème du cancer du sein. Et attention, y'a du lourd, aussi bien du côté de la réalisation que des acteurs : derrière la caméra on retrouve entre autres Demi Moore, Jennifer Aniston, Alicia Keys; devant : Patricia Clarkson, Ginnifer Goodwin, Jeanne Tripplehorn, Rosario Dawson, Josh Holloway, etc.
Les cinq téléfilms sont de qualité inégale (les mises en scène aussi) mais le sujet est suffisamment grave pour que l'on soit indulgent. Etant une grande fan de Patricia Clarkson depuis le jour où je l'ai découverte (tardivement sans doute) dans "The Green Line" je la trouve toujours lumineuse, même en phase 4 d'un cancer du sein. Toutes les actrices sont formidables. Mais une mention très spéciale revient à la partie intitulée "Lili", avec Rosario Dawson et mise en scène par Alicia Keys. Un vrai petit bijou. Un vrai grand moment d'émotion.
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La chaîne américaine Lifetime a diffusé courant octobre cinq court-métrages produits spécifiquement pour la télévision sur le thème du cancer du sein. Et attention, y'a du lourd, aussi bien du côté de la réalisation que des acteurs : derrière la caméra on retrouve entre autres Demi Moore, Jennifer Aniston, Alicia Keys; devant : Patricia Clarkson, Ginnifer Goodwin, Jeanne Tripplehorn, Rosario Dawson, Josh Holloway, etc.
Les cinq téléfilms sont de qualité inégale (les mises en scène aussi) mais le sujet est suffisamment grave pour que l'on soit indulgent. Etant une grande fan de Patricia Clarkson depuis le jour où je l'ai découverte (tardivement sans doute) dans "The Green Line" je la trouve toujours lumineuse, même en phase 4 d'un cancer du sein. Toutes les actrices sont formidables. Mais une mention très spéciale revient à la partie intitulée "Lili", avec Rosario Dawson et mise en scène par Alicia Keys. Un vrai petit bijou. Un vrai grand moment d'émotion.
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jeudi 29 septembre 2011
A ghost...
Je viens de croiser Lee Radziwill dans la rue, là, en bas, à deux pas, par ce soleil magnifique. Une petite chose maigrissime, toute frêle, toute fragile, une brindille toute de noir vêtue, élégance extrême sous un panama blanc. Je l'ai fixée un moment, elle m'a fixée aussi et j'en ai eu la chair de poule. C'est con à dire, je sais, mais à cet instant je me suis dit "History is walking by..."
Je voulais lui dire en passant, en la frôlant, sans même m'arrêter : "Je suis une immense fan de votre soeur". Je ne l'ai pas fait. Je ne voulais pas la déranger. Je me suis contentée de lui sourire.
Il fait si beau aujourd'hui...
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Je voulais lui dire en passant, en la frôlant, sans même m'arrêter : "Je suis une immense fan de votre soeur". Je ne l'ai pas fait. Je ne voulais pas la déranger. Je me suis contentée de lui sourire.
Il fait si beau aujourd'hui...
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samedi 4 septembre 2010
Laurent Blanc et blanc bonnet ?
On n'a pas pris les mêmes et pourtant ça recommence. Ou ça continue, au choix. Il leur faut quoi aux Bleus pour marquer des buts, franchement ? Bon courage Lolo...
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samedi 3 juillet 2010
Bêtes en cour
Liliane Bettencourt aurait légué près d'1 milliard d'euro en dons divers et variés (immobilier, oeuvres d'art, liquidités) à un de ses amis, photographe relativement connu, beaucoup plus jeune qu'elle. Certes la somme est énorme pour le citoyen lambda comme vous et moi, mais pour Madame Bettencourt, femme la plus riche de France depuis des décennies, ça ne représente pas grand chose. Sauf que ces largesses l'ont conduite devant un tribunal, avec le photographe, tous les deux traînés là par la propre fille de la dame. Pourtant j'ai beau chercher, je ne vois pas bien où est le problème... Cet argent était bien à Madame Bettencourt ? Oui. Elle pouvait bien en disposer comme bon lui semblait, non ? Si. Elle ne l'a volé à personne ? Non. Alors il est où le problème ???
De l'autre côté de cette affaire, nous avons aussi un ministre en exercice qui se trouve en position de conflit d'intérêts parce que son épouse était employée par la société gérant une partie de la fortune de ladite Madame Bettencourt. Encore elle. Là par contre, il y a un vrai problème. Quand on est l'un des ministres gérant les finances de la France (le budget en l'occurrence) et qu'un membre très proche de sa famille gère les dividendes de la fortune d'une des personnalités les plus riches du pays, forcément, à un moment ou à un autre, ça risque de poser problème. Dans le cabinet de conseil où je bosse, avant de commencer une mission pour un client donné, on s'assure qu'aucun membre de l'équipe allouée au projet n'a de lien proche ou lointain avec le client. Mais visiblement, cette règle ne s'applique pas aux membres du gouvernement... Cerise sur le gateau ? Lorsque l'affaire a enfin éclatée, qui a dû démissionner ? Madame. Monsieur le ministre, lui, a toujours son job... Ah, que c'est beau l'égalité homme-femme !
Pour passer du coq à l'âne (ou serait-ce l'inverse ?), je voudrais juste dire un mot sur le renvoi de Porte et Guillon de France Inter. Porte je ne le connais pas. Guillon je connais son humour et son travail et j'avoue que je ne suis pas fan. Pour autant j'ai été purement scandalisée par cette histoire. Où que l'on se tourne, Sarkozy se mêle de tout. L'omniprésident, omniprésent, omnipotent. Je n'en peux plus. Quand je pense que j'ai voté pour ce mec en 2007 !!! Je n'ai jamais autant regretté mon bulletin de vote qu'aujourd'hui. Quelle déception ! Je me dis vivement 2012 mais deux questions se posent : 1) arrivera-t-on à s'en débarasser ? 2) celui ou celle qui viendra après lui fera-t-il mieux ?
En tous cas, une chose est sûre, autant je n'aurais jamais pu voter Royal, autant si Aubry se présente elle a toutes ses chances avec moi. Vas-y Martine, tu vas finir par me faire virer à gauche !
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De l'autre côté de cette affaire, nous avons aussi un ministre en exercice qui se trouve en position de conflit d'intérêts parce que son épouse était employée par la société gérant une partie de la fortune de ladite Madame Bettencourt. Encore elle. Là par contre, il y a un vrai problème. Quand on est l'un des ministres gérant les finances de la France (le budget en l'occurrence) et qu'un membre très proche de sa famille gère les dividendes de la fortune d'une des personnalités les plus riches du pays, forcément, à un moment ou à un autre, ça risque de poser problème. Dans le cabinet de conseil où je bosse, avant de commencer une mission pour un client donné, on s'assure qu'aucun membre de l'équipe allouée au projet n'a de lien proche ou lointain avec le client. Mais visiblement, cette règle ne s'applique pas aux membres du gouvernement... Cerise sur le gateau ? Lorsque l'affaire a enfin éclatée, qui a dû démissionner ? Madame. Monsieur le ministre, lui, a toujours son job... Ah, que c'est beau l'égalité homme-femme !
Pour passer du coq à l'âne (ou serait-ce l'inverse ?), je voudrais juste dire un mot sur le renvoi de Porte et Guillon de France Inter. Porte je ne le connais pas. Guillon je connais son humour et son travail et j'avoue que je ne suis pas fan. Pour autant j'ai été purement scandalisée par cette histoire. Où que l'on se tourne, Sarkozy se mêle de tout. L'omniprésident, omniprésent, omnipotent. Je n'en peux plus. Quand je pense que j'ai voté pour ce mec en 2007 !!! Je n'ai jamais autant regretté mon bulletin de vote qu'aujourd'hui. Quelle déception ! Je me dis vivement 2012 mais deux questions se posent : 1) arrivera-t-on à s'en débarasser ? 2) celui ou celle qui viendra après lui fera-t-il mieux ?
En tous cas, une chose est sûre, autant je n'aurais jamais pu voter Royal, autant si Aubry se présente elle a toutes ses chances avec moi. Vas-y Martine, tu vas finir par me faire virer à gauche !
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