mercredi 7 novembre 2012

So what now, Mr Obama?

Dear Mister President,

When I woke up this morning and I heard your voice coming from my television, I knew you had won. Four more years. Four more years in the White House, four more years "leading the free world", four more years for a second chance to do the right thing.  Four years ago, you could have done anything.  You had the absolute majority in both chambers to do everything you wanted and you didn't.  You wasted it.  Will you have what it takes to do the right thing this time around?  May be this time you will believe that you are truly worthy of the job, that you deserve to be POTUS. 

It seems to me that the first time around, sometimes you were only tiptoeing around the big issues.  Not daring to do the right thing. As if you couldn't believe that the American people had elected you, a black man, that there was some kind of mistake and that you didn't earn the right to be there. But you did, and you've done it again. So this second chance that you've just been given, please don't waste it.

Your campaign slogan said "Forward" then go, move forward. Do what you think is right, but really do it, don't just say it in your very nice lawyer speeches. You will need to be strong, you will need to be a little less nice to some, to really piss off others. Do it.

This country of yours is a great country, you're right.  Your election to the White House is there to prove it, among other things. Continuing to be great in this economy will be a challenge.  The English language is still a chance for your country.  English is easy to learn and you still have the best universities so people from all around the world continue to come study in the USA.  But for how long?  How long before millions of students start studying Mandarin?  How long before China can afford better universities, better professors?  That will be the end of you because education is everything.

So Mister President, I wish you good luck for this second term. I still have faith in you.  You have opened new ways in your country where everything still is possible if you want it bad enough, if you're ready to work hard enough.

And who knows, four years from now, may be the new President-elect will be... a woman.
.



lundi 5 novembre 2012

Critique du film "Skyfall"

Genre: Bond comme on l'M (note: **/****)

Réal. Sam Mendes
Avec : Daniel Craig, Judy Dench, Bérénice Lim Marlohe, Naomie Harris, Ralph Fiennes, Albert Finney et Javier Bardem entre autres

Evidemment ça démarre en trombe, au propre comme au figuré, sur les toits d'Istanbul en vol plané dans une course à motos, atterrissage en force sur un train avant d'être expédié ad patres (ou le croit-on) dans les eaux tourmentées d'une rivière déchaînée desquelles une main féminine viendra le repêcher. Classique introduction à la James Bond. Ici, 007 tente de récupérer la liste des agents secrets de sa grâcieuse Majesté, qui a été dérobée (la liste, pas sa grâcieuse Majesté) par un vilain méchant dont seul Ian Fleming avait le secret. Ou du moins le croyait-on vu que ce 23e opus est le premier qui sort de la collection écrite par Fleming. Ce Bond-là a un scénario original.

Personnellement, Daniel Craig ne m'a jamais fait frémir dans le rôle de 007, ni dans "Casino Royale" ni dans "Quantum of Solace". Les deux fois je me suis prise à regretter Pierce Brosnan (un peu) et Sean Connery (beaucoup). Craig-le-Terminator-qui-court-tout-le-temps n'avait ni la classe doublée d'humour du premier, ni la sensualité triplée de classe et d'humour du second. Moi, pour Bond, j'aurais voulu Owen, Clive Owen. Mais bon. Alors j'avoue que ce 3e Craig, c'est pour Javier Bardem qui j'y allais. Et je n'ai pas été déçue, ah non alors ! Une entrée de méchant de cinéma bien comme il faut, un petit côté "Silence des Agneaux" dans les entrailles de Londres, un jeu de chat et de souris dans les couloirs du métro, Javier mène tout son monde par le bout du nez et ce faisant s'amuse comme un petit fou.

Avec Sam Mendes à la réalisation, Bond retrouve une certaine simplicité. Pas de gadgets à gogo ici, simplement un revolver qui n'obéit qu'à la main de son maître et une radio émettrice pour localiser l'agent secret. Rien d'autre. Q a rajeuni de 50 ans, M a l'âge de la retraite. Un petit tour du côté de l'Asie pour être dans l'air du temps, une très belle scène dans un gratte-ciel à Shanghaï entre ombre et lumières, une autre dans un casino à Macao avec la James Bond girl du moment, et pour finir un retour aux sources : Aston Martin et lande écossaise.

Grâce à la réalisation de Sam Mendes et au scénario, ce Bond-là a retrouvé un supplément d'âme, comme s'il était enfin sorti des jupes de sa mère (M, qu'il appelle Ma'am tout au long du film mais qui sonne presque, vers la fin, comme Mum), devenu adulte il va devoir désormais affronter le monde. Seul. Et on a hâte de voir ça, même avec Daniel Craig. On est réconciliés.
.

vendredi 19 octobre 2012

Rebecca 1979

En juin 1986, TF1 avait diffusé un téléfilm en quatre parties, produit par la BBC et basé sur le best-seller de Daphné du Maurier "Rebecca". Jeremy Brett, Joanna David et Anna Massey jouaient le trio principal. Je n'avais jamais lu le livre avant d'avoir vu ce téléfilm. Je me souviens qu'il avait été diffusé en juin 1986 très précisément parce que durant la diffusion de la quatrième et dernière partie, le 19 juin 1986, un ruban de texte avait défilé au bas de l'écran : Coluche venait de se tuer en moto.

L'adaptation télé me semblait superbe et m'avait instantanément donné envie de lire le livre qui, heureux hasard, trônait dans la bibliothèque familiale, en français. Dire que j'ai adoré ce livre serait très en-dessous de la vérité : il m'a littéralement envoûtée. Jamais de ma vie je n'ai connu une expérience littéraire semblable depuis. Bien sûr quelques années plus tard, après que je me fus familiarisée avec la langue de Shakespeare, j'ai acheté et relu "Rebecca" en anglais. Even better.

Jamais une morte n'avait été aussi vivante, aussi présente, prenant à ce point toute la place. Jamais je n'avais lu un roman au style et à la construction aussi maîtrisés, dans ses moindres détails. Rebecca est morte mais son prénom est sur toutes les lèvres, dans tous les esprits, son prénom alors que la nouvelle femme de Maxim de Winter ne sera jamais connue que comme Madame de Winter. Son prénom ? On ne le connaît pas, on ne le connaîtra jamais. Il n'y en a que pour Rebecca. Aucune description physique de Rebecca dans le roman, aucune image dans le téléfilm : à chacun de la colorier lui-même, selon sa propre imagination, d'après ce qu'en disent les autres personnages du roman/téléfilm. On l'imagine sublime, forcément sublime; fascinante, conquérante, sûre d'elle, indestructible, avec un caractère bien trempé, grande, mince, superbe, les cheveux noirs ? longs ? courts ? "The most beautiful creature I'd ever seen" dira Franck Crawley. Chacun, lecteur ou téléspectateur, aura sa Rebecca, chaque fois différente sans doute et pourtant toujours la même Rebecca : celle dont l'inquiétante Madame Danvers (impressionnante Anna Massey dans le téléfilm) entretient farouchement le souvenir pour elle-même et pour Maxim, veuf inconsolable.

Il faut arriver au 3/4 du livre et à la dernière minute de la troisième partie du téléfilm pour qu'un revirement s'opère : rien de ce que l'on croyait n'est vrai. L'image de Rebecca s'efface et Madame de Winter entre enfin dans la lumière.

"Last night, I dreamt I went to Manderley again", une des plus belles phrases d'ouverture de la littérature. Cette phrase m'accompagne depuis 26 ans. Elle s'impose parfois à moi alors que je ne m'y attends pas, comme une litanie lancinante. Le livre, en anglais, trône dans ma propre bibliothèque maintenant, tellement usé à force d'avoir été lu et relu et relu. "Rebecca" reste mon livre préféré, celui que j'emmènerais sur une île déserte si je ne devais en choisir qu'un, comme on dit. Et régulièrement, quand viennent les sombres fins d'après-midi d'hiver, je reprends le livre sur son étagère, l'ouvre, relis quelques pages ou le livre en entier et pour quelques minutes, quelques heures ou quelques jours I go back to Manderley again.

"Rebecca" - TV 1979 (note: ****/****)


Réalisé par Hugh Whitemore
Avec Jeremy Brett (Maxim de Winter), Joanna David (Madame de Winter), Anna Massey (Madame Danvers), etc.
.

jeudi 4 octobre 2012

Boss, my new TV addiction

Satan, your kingdom must come down…

Thomas Kane est le king of Chicago, ou plutôt son maire, un maire omnipotent. Clairement la politique a mangé toute sa vie. Certes il a une épouse, très belle, qu'il croise vaguement entre deux portes et avec laquelle il échange des sourires polis ; il a aussi une fille qu'il a écarté de sa vie depuis longtemps. Il a surtout un chef de cabinet et une responsable de la communication qui semblent être devenus son unique famille. L'épisode pilote pose les jalons d'une série noire, cynique, sans une once d'humour.

Pour l'impressionnant Kelsey Grammer, on est loin de Cheers ou de Frasier. Pour Kathleen Robertson, loin de Beverly Hills 90210. Ce Chicago-là est trempé dans l'acier, le plomb, le cynisme pur, l'avidité, un pouvoir que l'on conserve coûte que coûte quitte à rayer de la carte un médecin, à briser des vies, une ville entière même. Tout n'est que calcul, complot, corruption et manipulation. Mais voilà dans ce pilote le statuesque Tom Kane apprend aussi, et ce dès la toute première scène qui est formidable, qu'il est atteint d'une maladie dégénérative incurable et qu'en deux mots ce n'est qu'une question de (peu de) temps avant qu'il ne devienne un légume. Mais dans la jungle terrible jungle le lion ne veut pas mourir…

La caméra est collée à l'oreille des acteurs, saisissant le moindre frémissement, un œil qui se crispe, un sourire qui faiblit, une colère qui monte, une angoisse imperceptible. Les acteurs déroulent une partition sobre, sans état d'âme, quasi rigide sauf un : un journaliste un peu consciencieux qui déterre (au sens propre) un scandale écologique et sanitaire monstrueux. Le lion vacille mais ne tombe pas.

Tous les personnages, seconds rôles compris, semblent avoir un "agenda" comme on dit en anglais (des ambitions personnelles cachées). Aucun n'inspire confiance, ni ne semble en sécurité, jamais à l'abri d'un retournement de veste d'untel ou d'une condamnation de tel autre. Toujours sur le fil du rasoir, quand on pense avoir cerné un personnage il prend un virage à 180°, nous laissant stupéfaits de n'avoir rien vu venir.

Boss est une série brillante, arrogante, pernicieuse, tout en violence contenue et déléguée, comme son personnage principal. Elle est addictive et la chanson de son générique ("Satan, your kingdom must come down" de Robert Plant) est tout simplement parfaite.
 
"Boss" - Série US - 2011 (note: **/****)
Créée par Farhad Safinia
Avec: Kelsey Grammer, Connie Nielsen, Kathleen Robertson, Martin Donovan, Jeff Hephner, Hannah Ware, Troy Garity, etc.
 

jeudi 2 août 2012

La Superbe

Il m'aura fallu trois ans, trois ans et un vol Paris-Los Angeles pour entrouvir la porte de cet album de Benjamin Biolay.

Certes, j'avais bien lu la critique (dithyrambique) de Télérama au moment de sa sortie en 2009 mais moi Biolay, son style poète torturé, sa mèche grasse, son oeil sombre et son sourire éteint, bof bof... J'avais bien aimé les chansons qu'il avait écrites pour Henri Salvador sur l'album "Chambre avec vue" mais voilà. Et puis...

Et puis je prends un vol Air Tahiti (oui, ça existe) direction Los Angeles. A bord, pas grand chose à faire, pas beaucoup de films à regarder, ni de chansons à écouter mais je me branche quand même sur une playlist de chansons françaises auxquelles je prête une oreille lointaine en feuilletant mon bouquin. Jusqu'à ce qu'une mélodie me la fasse dresser, l'oreille. Tiens... C'est pas mal ce truc, c'est quoi, c'est qui ? C'est "Padam" et c'est du Biolay. Mince alors.

De pas mal, le "truc" est passé à drôlement bien en trois ou quatre passages entre mes oreilles. Revenue à Paris, j'en veux plus. Merci YouTube j'écoute quelques morceaux de l'album "La Superbe" et entre autres la chanson titre qui me donne des frissons instantanément. Le clip avec Marie-Agnès Gillot ne fait qu'accentuer la première impression. Non, là, vraiment il m'en faut encore.

Et voilà comment, petit à petit, morceau après morceau, je me suis faite littéralement envoûter par La Superbe qui porte drôlement bien son nom. Certains titres sont tout de suite sortis du lot : la superbe, padam, ton héritage, prenons le large, si tu suis mon regard, raté. D'autres sont moins puissants de mon point de vue mais le tout se laisse écouter avec beaucoup d'émotion.

Entre Gainsbourg et Bashung, ce Biolay-là est une perle.

On reste, Dieu merci, à la merci d'une étincelle
Quelque part à Paris, au fin fond du bar d'un hôtel
Dès la prochaine vie, jurer de se rester fidèle
Quelle aventure, quelle aventure...
.

lundi 23 juillet 2012

Game Change

Aux Etats-Unis, le Vice-Président est une position à la fois primordiale et sans intérêt : avant l'élection, il est celui ou celle qui peut faire pencher la balance (Kennedy n'avait-il pas choisi le texan Johnson pour s'assurer les voix des états du sud alors que les deux hommes ne s'appréciaient guère), après l'élection il/elle n'a pas plus de rôle à jouer que la première dame de France. Il/elle occupe un vague strapontin, coupe des rubans lors d'inaugurations de statues et d'édifices publics, représente le Président lorsque l'occasion n'est pas prioritaire et que celui-ci a mieux à faire.

Mais il n'empêche qu'il faut le/la choisir avec soin car en cas de décès du Président en exercice, il/elle prendra sa place. Et là, ce n'est plus pareil, ce n'est plus pareil du tout.

Dans la même veine qu'un "Margin Call", "Game change", l'excellent téléfilm produit par HBO et réalisé par Jay Roach, décrit par le menu le choix de Sarah Palin pour être la binôme de John McCain sur le ticket républicain pour l'élection présidentielle américaine de 2008. Comment elle fut choisie, comment elle fut coachée et comment elle, une virtuelle inconnue, gouverneur d'un état d'à peine plus de 700 000 habitants, devint la femme la plus médiatisée et la plus méprisée au monde cette année-là.

Superbement écrit et joué, le film démontre très bien que si l'on peut donner un nouveau look, une nouvelle coiffure, un maquillage plus soigné à cette femme en 24 heures, on ne peut lui donner une culture générale dans le même temps. Et que si le look, l'emballage, le joli vernis font leur petit effet à la première impression, c'est la substance qui fera la vraie différence sur le long terme.

Au début on sourit de ses bourdes, de sa stupidité, on s'amuse à voir tout un état-major de campagne s'arracher les cheveux à faire entrer un minimum de géographie, d'histoire et de géopolitique dans cette tête bien faite mais pas très pleine. A vouloir être audacieux, à vouloir faire un "coup", ils se sont mis eux-même dans la panade sans possibilité de retour en arrière, et on se dit que c'est bien fait pour eux. Et puis... il y a une scène qui se passe chez McCain lors d'un barbecue. Il a demandé à faire mettre en présence son médecin personnel et Sarah Palin, à l'insu de cette dernière, pour avoir l'opinion du pratricien sur l'état psychique de sa vice-présidente. Le médecin l'observe et finir par lâcher que "pour une femme qui vient d'avoir un bébé, qui a un fils en Afghanistan, une fille adolescente enceinte, un état à gérer et une campagne présidentielle à mener, elle s'en sort très bien". Et là, soudainement, on se dit qu'il n'a pas complètement tort. On avait fini par oublier que Sarah Palin est une vraie personne, qui a une vraie vie, une vraie famille, de vrais sentiments et non pas cette marionnette parodiée par Tina Fey tous les samedis soirs. Et bizarrement, à ce moment-là du film, on la regarde comme un être humain pour la première fois, presque avec compassion.

Mais comme nous aussi, nous ne sommes que des êtres humains, lorsqu'elle se compare à Hillary Clinton au cours d'une conversation téléphonique avec Nicolle Wallace, sa conseillère en communication durant la campagne, on ne peut s'empêcher de rire de nouveau, de se moquer. Elle redevient instantanément la Sarah Palin qu'on adore détester qui décidément ne se rend pas compte à quel point elle est à côté de la plaque, et à quel point elle en est ridicule.

"Game Change" (2012) - TV (note: ***/****)
Réal. Jay Roach
Avec Julianne Moore (Sarah Palin), Ed Harris (John McCain), Woody Harrelson (Steve Schmidt), Sarah Paulson (Nicolle Wallace), Ron Livingston, Peter MacNicol, Jamey Sheridan, etc.

.

vendredi 20 juillet 2012

Critique du film "Paris-Manhattan"

Genre: to Woody, with love (note: */****)

Réal. Sophie Lellouche
Avec: Alice Taglioni, Patrick Bruel, Michel Aumont, Marine Delterme, etc.

Alice, célibataire de 30+ ans, s'est construite grâce aux films de Woody Allen qui sont devenus pour elle une ligne de vie, une thérapie. Jusqu'au jour où elle rencontre Victor, concepteur d'alarmes originales, qui lui n'a jamais vu un seul film de Woody Allen et s'en porte très bien. Victor va faire prendre conscience à Alice qu'il y a une (vraie) vie en dehors du cinéma de Woody.

Le film est gentillet mais il aurait mérité des personnages et un scénario un peu plus écrits, malgré quelques bonnes idées (les dialogues imaginaires entre Alice et Woody). Alice Taglioni, heureusement, illumine la pellicule de sa fossette et sa blondeur, de son jeu simple et naturel. Bruel par contre est en pilotage automatique : il a pris un sale coup de vieux (et une bonne dizaine de kilos), semble se demander ce qu'il fout là, et surtout a l'air de s'y connaître en électricité comme moi en cuisine moléculaire. Toutes les scènes dans son atelier ne sont pas crédibles pour deux sous, à la limite du ridicule. La réalisatrice est clairement de bonne volonté mais son film manque de rythme et elle se perd dans des histoires parallèles : l'infidélité supposée du beau-frère d'Alice, par exemple, nous entraîne dans une virée nocturne dans l'appartement de la soeur qui n'a strictement aucun intérêt.  Mention spéciale par contre au choix d'une bande originale qui oscille avec bonheur entre Cole Porter et Ella Fitzgerald.

Il faut attendre les dix dernières minutes du film pour en voir la meilleure scène : Docteur Woody and Mister Allen themselves, en guest star. Toujours un peu décalé, toujours l'air de tomber du lit, un oeil vaguement éteint et l'autre qui pétille, il fait du Woody Allen et nous laisse sortir de la salle avec un petit sourire goguenard au coin des lèvres.
.