Je ne sais plus comment j'ai découvert Scott Schuman, aka The Sartorialist, un photographe new yorkais passionné de mode, qui contribue au New York Times et dont je consulte le blog régulièrement. Le fait est que grâce à lui j'ai découvert sa petite amie, Garance Doré, illustratrice à la base qui a également un blog de mode et que, grâce à elle (vous suivez ?) j'ai découvert Amanda de Cadenet.
Amanda est une photographe anglaise devenue actrice devenue intervieweuse dans sa propre émission intitulée The Conversation with Amanda de Cadenet, co-produite par Demi Moore. Elle y interviewe (discute plutôt avec) une belle brochette de femmes, uniquement des femmes, célèbres, qui ont réussi et qui viennent de tous horizons : Jane Fonda, Gwyneth Paltrow, Joy Bryant, Kelly Preston, Alicia Keyes, Donna Karan, Eva Longoria, Diane von Fürstenberg, Lady Gaga (!), etc. Les sujets sont divers et variés et vont de leurs réussites à leurs échecs en passant par leur vie de famille, leurs rêves, leurs espoirs, leurs deuils, leurs regrets, remords, leur carrière, l'argent, les hommes, le sexe et tout autre sujet typiquement féminin.
Depuis quelques jours, je fais du rattrapage en regardant ses émissions sur son site web et je suis fan, de plus en plus fan même.
Strong, smart and beautiful women... I love it!
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lundi 18 février 2013
lundi 11 février 2013
Le journalisme (d'investigation) français n'est pas mort... mais il agonise
Mardi dernier, France 2, reportage sur Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière. Je ne connaissais l'homme que de nom, pas du tout son histoire que je trouve rapidement fascinante et surtout très bien racontée au fil du reportage. Le professionnalisme de la journaliste (même dans un sujet de société) m'aurait presque réconciliée avec le "journalisme d'investigation" à la française. Presque.
On nous brosse le portrait de cet homme qui s'est retrouvé dans la famille Barrière par amour et à la tête de l'empire du même nom par accident, qui explique d'ailleurs très bien que sa situation est singulière puisqu'il dirige une société familiale qui ne lui appartient pas et qu'il devra léguer un jour à ses enfants. Après nous avoir raconté tout ça avec le plus grand sérieux et le plus grand professionnalisme journalistique dont la France est capable, la journaliste ne pouvait pas terminer son reportage sans poser LA question qui tue : "Monsieur Desseigne, êtes-vous le père de Zorah Dati ?"
Non là vraiment j'ai eu envie de la gifler. A croire qu'on ne peut plus, dans ce pays, intéresser les gens avec des sujets sérieux plus de 20 minutes, il faut toujours un zeste de polémique, un brin de scandale, une pincée de trash.
Dominique Desseigne semblait aussi déçu que moi. Il lui a simplement répondu d'un air abasourdi "Ah, je m'y attendais à celle-là" et comme elle insistait, il l'a coupé d'un "Madame !" un peu sec.
En deux minutes, j'ai cru que j'avais zappé sans même toucher la télécommande tellement la tournure que prenait ce reportage avait une forte odeur de TF1. Dommage.
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On nous brosse le portrait de cet homme qui s'est retrouvé dans la famille Barrière par amour et à la tête de l'empire du même nom par accident, qui explique d'ailleurs très bien que sa situation est singulière puisqu'il dirige une société familiale qui ne lui appartient pas et qu'il devra léguer un jour à ses enfants. Après nous avoir raconté tout ça avec le plus grand sérieux et le plus grand professionnalisme journalistique dont la France est capable, la journaliste ne pouvait pas terminer son reportage sans poser LA question qui tue : "Monsieur Desseigne, êtes-vous le père de Zorah Dati ?"
Non là vraiment j'ai eu envie de la gifler. A croire qu'on ne peut plus, dans ce pays, intéresser les gens avec des sujets sérieux plus de 20 minutes, il faut toujours un zeste de polémique, un brin de scandale, une pincée de trash.
Dominique Desseigne semblait aussi déçu que moi. Il lui a simplement répondu d'un air abasourdi "Ah, je m'y attendais à celle-là" et comme elle insistait, il l'a coupé d'un "Madame !" un peu sec.
En deux minutes, j'ai cru que j'avais zappé sans même toucher la télécommande tellement la tournure que prenait ce reportage avait une forte odeur de TF1. Dommage.
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Critique du film "Django, unchained"
Genre: unchain my heart, my feet, my soul (note: ***/****)
Réal. Quentin Tarantino
Avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio, Samuel L. Jackson, Kerry Washington, Laura Cayouette, Don Johnson, etc.
Comme toujours chez Tarantino la musique est géniale, elle est un personnage à part entière de l'histoire et du film. L'humour est présent aussi, même dans les scènes les moins propices au rire, telle celle d'une vingtaine de membres du Ku Klux Klan qui se plaignent que les trous pour les yeux de leurs cagoules, confectionnées avec amour par l'épouse dévouée de l'un d'entre eux le soir au coin du feu sans doute, ne sont pas au bon endroit et qu'ils n'y voient rien. Ils pinaillent sur ce détail avec la même légèreté que s'il s'agissait d'un ourlet mal fait ou d'une étiquette qui gratte alors qu'ils s'apprêtent à tuer deux hommes…
Au final, c'est du Tarantino pur, réalisateur de génie aussi à l'aise dans le western que dans ses autres films. On ne voit pas passer les 2h45 de film, certes criblées de balles et baignées d'hémoglobine, mais 2h45 de grand cinéma.
Réal. Quentin Tarantino
Avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio, Samuel L. Jackson, Kerry Washington, Laura Cayouette, Don Johnson, etc.
C'est l'histoire de l'Histoire. Deux
ans avant la guerre de sécession aux Etats-Unis, un chasseur de primes allemand
à la gâchette facile se balade dans les états du sud pour traquer ses proies.
Sur sa route il rencontre un esclave noir, Django, dont il a besoin pour
identifier ses trois prochaines victimes. Un lien finit par se créer entre les
deux hommes et le blanc accepte d'aider le noir à aller libérer de ses chaînes
sa femme, esclave d'un propriétaire terrien.
Tarantino est un réalisateur doué
pour plein de choses : les acteurs, la mise en scène au service d'une histoire,
la musique, le montage, l'humour…
D'abord il sait choisir et diriger
ses acteurs. Comme il l'avait déjà fait dans "Inglourious basterds",
Christoph Waltz fait merveille dans le registre du mec tout en finesse, en
délicatesse, en courtoisie, à la limite du "excusez-moi de vous demander
pardon" et qui finit par vous coller une balle dans la tête au moment où
on s'y attend le moins. Di Caprio oscille sans cesse entre bonnes manières maîtrisées
et pulsions sanguinaires, ce qui laisse le spectateur dans une sorte d'appréhension
constante de ce qu'il va faire d'une minute sur l'autre. Samuel L. Jackson est méconnaissable. Il m'a
fallu dix bonnes minutes avant de réaliser que c'était lui. Même sa voix est
différente. Totalement à contre-emploi dans le rôle du majordome noir qui lave
plus blanc que les blancs, il est parfait. Un vrai petit Bounty : noir dehors blanc
dedans. A noter aussi Don Johnson, dans un petit rôle mais vraiment très bien.
Finalement c'est presque Jamie Foxx, pourtant dans le rôle-titre, que l'on
remarque le moins. Il n'en est pas moins impeccable, tout en sobriété et détermination.
Comme toujours chez Tarantino la musique est géniale, elle est un personnage à part entière de l'histoire et du film. L'humour est présent aussi, même dans les scènes les moins propices au rire, telle celle d'une vingtaine de membres du Ku Klux Klan qui se plaignent que les trous pour les yeux de leurs cagoules, confectionnées avec amour par l'épouse dévouée de l'un d'entre eux le soir au coin du feu sans doute, ne sont pas au bon endroit et qu'ils n'y voient rien. Ils pinaillent sur ce détail avec la même légèreté que s'il s'agissait d'un ourlet mal fait ou d'une étiquette qui gratte alors qu'ils s'apprêtent à tuer deux hommes…
Au final, c'est du Tarantino pur, réalisateur de génie aussi à l'aise dans le western que dans ses autres films. On ne voit pas passer les 2h45 de film, certes criblées de balles et baignées d'hémoglobine, mais 2h45 de grand cinéma.
mercredi 23 janvier 2013
La reine Victoria
Il y a longtemps que je voulais écrire un post sur
Victoria Beckham. Parce que, je le dis d'entrée, je l'a-do-re. Ah là... j'entends
déjà les hauts cris poussés des deux côtés de la ligne toute tracée du bon goût
revendiqué. C'est normal car comme pour toute icône, il y a promoteurs et
détracteurs. Personnellement je suis totalement promoteur. Mais ça n'a pas
toujours été ainsi.
Il faut dire que Mademoiselle Adams partait de très très loin. Un seul regard aux photos de l'époque circa 2000 suffit pour s'en convaincre : question style c'était loin d'être gagné. Entre les extensions capillaires décolorées, les French manucures démesurées, les décolletés siliconés, le bronzage toasté et la garde-robe zéro-pointé, rien dans cette chenille ne pouvait nous préparer au papillon qui allait émerger : le plus spectaculaire 180° de l'histoire de la mode.
Et puis va savoir…Enfin libérée du carcan Spice Girls (qui l'a néanmoins révélée et qu'elle ne renie d'ailleurs pas, sans pour autant s'en vanter), elle met un pied dans le monde de la mode et relooke en parallèle son footballeur-superstar de mari. Là déjà on lève un sourcil. Tiens, tiens… Elle-même amorce un changement de garde-robe peu après son déménagement à Los Angeles en 2007.
En 2008, enfin, elle lance sa première collection dVb en collaboration avec Roland Mouret. Ses modèles sont féminins, élégants, chics, ils donnent à la femme du style, de la classe. Les tissus sont beaux, les lignes sont épurées, classe, les finitions sont impeccables. Tout ceci tranche agréablement avec une certaine mode actuelle "avachie" où le corps de la femme se perd dans des vêtements-chiffons sans aucune forme ni allure. Tout le contraire de ce que dessine Victoria Beckham et qui ne se démentira pas les années suivantes, désormais seule aux commandes de sa marque. Elle le dit elle-même "I want to empower women" (je veux donner du pouvoir aux femmes). C'est réussi.
Première ambassadrice de sa marque, elle est sans doute la femme la plus photographiée au monde à l'heure actuelle. Ses détracteurs se plaisent à dire qu'elle se met en scène et fait toujours "la gueule" sur les photos. C'est vrai. Elle s'est créé un personnage : Victoria by Victoria Beckham. Mais la femme des photos n'est pas celle des interviews télévisées qui prouvent qu'elle est en fait très drôle, a beaucoup d'humour et ne se prend pas tant au sérieux que ça.
Victoria Beckham est tout à fait le style de femme que j'admire : féminine, déterminée, forte, qui sait ce qu'elle veut et comment l'obtenir. Une femme de tête et de style, une femme d'affaires, une mère, une épouse. My kinda woman.
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Il faut dire que Mademoiselle Adams partait de très très loin. Un seul regard aux photos de l'époque circa 2000 suffit pour s'en convaincre : question style c'était loin d'être gagné. Entre les extensions capillaires décolorées, les French manucures démesurées, les décolletés siliconés, le bronzage toasté et la garde-robe zéro-pointé, rien dans cette chenille ne pouvait nous préparer au papillon qui allait émerger : le plus spectaculaire 180° de l'histoire de la mode.
Et puis va savoir…Enfin libérée du carcan Spice Girls (qui l'a néanmoins révélée et qu'elle ne renie d'ailleurs pas, sans pour autant s'en vanter), elle met un pied dans le monde de la mode et relooke en parallèle son footballeur-superstar de mari. Là déjà on lève un sourcil. Tiens, tiens… Elle-même amorce un changement de garde-robe peu après son déménagement à Los Angeles en 2007.
En 2008, enfin, elle lance sa première collection dVb en collaboration avec Roland Mouret. Ses modèles sont féminins, élégants, chics, ils donnent à la femme du style, de la classe. Les tissus sont beaux, les lignes sont épurées, classe, les finitions sont impeccables. Tout ceci tranche agréablement avec une certaine mode actuelle "avachie" où le corps de la femme se perd dans des vêtements-chiffons sans aucune forme ni allure. Tout le contraire de ce que dessine Victoria Beckham et qui ne se démentira pas les années suivantes, désormais seule aux commandes de sa marque. Elle le dit elle-même "I want to empower women" (je veux donner du pouvoir aux femmes). C'est réussi.
Première ambassadrice de sa marque, elle est sans doute la femme la plus photographiée au monde à l'heure actuelle. Ses détracteurs se plaisent à dire qu'elle se met en scène et fait toujours "la gueule" sur les photos. C'est vrai. Elle s'est créé un personnage : Victoria by Victoria Beckham. Mais la femme des photos n'est pas celle des interviews télévisées qui prouvent qu'elle est en fait très drôle, a beaucoup d'humour et ne se prend pas tant au sérieux que ça.
Victoria Beckham est tout à fait le style de femme que j'admire : féminine, déterminée, forte, qui sait ce qu'elle veut et comment l'obtenir. Une femme de tête et de style, une femme d'affaires, une mère, une épouse. My kinda woman.
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mercredi 7 novembre 2012
Critique du film "Dans la maison"
Genre: à la rue (note: */****)
Réal. François Ozon
Avec Fabrice Luchini, Kristin Scott Thomas, Emmanuelle Seigner, Ernst Umhauer, Denis Ménochet, Bastien Ughetto, Jean-François Balmer, Yolande Moreau
J'aime en général beaucoup les films de François Ozon. Je l'ai découvert avec "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes" que j'avais adoré, adoré aussi "Sous le sable", "8 femmes", "Le refuge", pas détesté "Angel". Bref, je trouve que c'est un cinéaste très ecclectique, qui ose (c'est le cas de le dire) faire des films différents, décalés.
Mais alors là... Malgré Luchini que j'aime beaucoup quand il ne part pas dans tous les sens (et là c'est le cas), malgré Kristin Scott Thomas qui est très bien comme toujours, malgré la présence limite malsaine du jeune Ernst Umhauer, je me suis ennuyée ferme. Je n'ai trouvé à ce film strictement aucun intérêt. Sous prétexte que la télé-réalité a mis le voyeurisme télévisuel au goût du jour, il faudrait contaminer aussi le cinéma et même la littérature ? Ah non !
Le personnage de Luchini préfère dévorer les copies double pages de son élève de seconde qui raconte la vie normale d'une famille normale dans un style littéraire normal voire banal voire carrément pas exceptionnel, plutôt que de faire l'amour à sa femme qui commence à ne plus trouver ça très normal, elle, pour le coup. Normal.
Bref, le plus normalement du monde, je suis sortie de la salle à la limite de l'endormissement et surtout très très déçue.
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Réal. François Ozon
Avec Fabrice Luchini, Kristin Scott Thomas, Emmanuelle Seigner, Ernst Umhauer, Denis Ménochet, Bastien Ughetto, Jean-François Balmer, Yolande Moreau
J'aime en général beaucoup les films de François Ozon. Je l'ai découvert avec "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes" que j'avais adoré, adoré aussi "Sous le sable", "8 femmes", "Le refuge", pas détesté "Angel". Bref, je trouve que c'est un cinéaste très ecclectique, qui ose (c'est le cas de le dire) faire des films différents, décalés.
Mais alors là... Malgré Luchini que j'aime beaucoup quand il ne part pas dans tous les sens (et là c'est le cas), malgré Kristin Scott Thomas qui est très bien comme toujours, malgré la présence limite malsaine du jeune Ernst Umhauer, je me suis ennuyée ferme. Je n'ai trouvé à ce film strictement aucun intérêt. Sous prétexte que la télé-réalité a mis le voyeurisme télévisuel au goût du jour, il faudrait contaminer aussi le cinéma et même la littérature ? Ah non !
Le personnage de Luchini préfère dévorer les copies double pages de son élève de seconde qui raconte la vie normale d'une famille normale dans un style littéraire normal voire banal voire carrément pas exceptionnel, plutôt que de faire l'amour à sa femme qui commence à ne plus trouver ça très normal, elle, pour le coup. Normal.
Bref, le plus normalement du monde, je suis sortie de la salle à la limite de l'endormissement et surtout très très déçue.
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So what now, Mr Obama?
Dear Mister President,
When I woke up this morning and I heard your voice coming from my television, I knew you had won. Four more years. Four more years in the White House, four more years "leading the free world", four more years for a second chance to do the right thing. Four years ago, you could have done anything. You had the absolute majority in both chambers to do everything you wanted and you didn't. You wasted it. Will you have what it takes to do the right thing this time around? May be this time you will believe that you are truly worthy of the job, that you deserve to be POTUS.
It seems to me that the first time around, sometimes you were only tiptoeing around the big issues. Not daring to do the right thing. As if you couldn't believe that the American people had elected you, a black man, that there was some kind of mistake and that you didn't earn the right to be there. But you did, and you've done it again. So this second chance that you've just been given, please don't waste it.
Your campaign slogan said "Forward" then go, move forward. Do what you think is right, but really do it, don't just say it in your very nice lawyer speeches. You will need to be strong, you will need to be a little less nice to some, to really piss off others. Do it.
This country of yours is a great country, you're right. Your election to the White House is there to prove it, among other things. Continuing to be great in this economy will be a challenge. The English language is still a chance for your country. English is easy to learn and you still have the best universities so people from all around the world continue to come study in the USA. But for how long? How long before millions of students start studying Mandarin? How long before China can afford better universities, better professors? That will be the end of you because education is everything.
So Mister President, I wish you good luck for this second term. I still have faith in you. You have opened new ways in your country where everything still is possible if you want it bad enough, if you're ready to work hard enough.
And who knows, four years from now, may be the new President-elect will be... a woman.
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When I woke up this morning and I heard your voice coming from my television, I knew you had won. Four more years. Four more years in the White House, four more years "leading the free world", four more years for a second chance to do the right thing. Four years ago, you could have done anything. You had the absolute majority in both chambers to do everything you wanted and you didn't. You wasted it. Will you have what it takes to do the right thing this time around? May be this time you will believe that you are truly worthy of the job, that you deserve to be POTUS.
It seems to me that the first time around, sometimes you were only tiptoeing around the big issues. Not daring to do the right thing. As if you couldn't believe that the American people had elected you, a black man, that there was some kind of mistake and that you didn't earn the right to be there. But you did, and you've done it again. So this second chance that you've just been given, please don't waste it.
Your campaign slogan said "Forward" then go, move forward. Do what you think is right, but really do it, don't just say it in your very nice lawyer speeches. You will need to be strong, you will need to be a little less nice to some, to really piss off others. Do it.
This country of yours is a great country, you're right. Your election to the White House is there to prove it, among other things. Continuing to be great in this economy will be a challenge. The English language is still a chance for your country. English is easy to learn and you still have the best universities so people from all around the world continue to come study in the USA. But for how long? How long before millions of students start studying Mandarin? How long before China can afford better universities, better professors? That will be the end of you because education is everything.
So Mister President, I wish you good luck for this second term. I still have faith in you. You have opened new ways in your country where everything still is possible if you want it bad enough, if you're ready to work hard enough.
And who knows, four years from now, may be the new President-elect will be... a woman.
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lundi 5 novembre 2012
Critique du film "Skyfall"
Genre: Bond comme on l'M (note: **/****)
Réal. Sam Mendes
Avec : Daniel Craig, Judy Dench, Bérénice Lim Marlohe, Naomie Harris, Ralph Fiennes, Albert Finney et Javier Bardem entre autres
Evidemment ça démarre en trombe, au propre comme au figuré, sur les toits d'Istanbul en vol plané dans une course à motos, atterrissage en force sur un train avant d'être expédié ad patres (ou le croit-on) dans les eaux tourmentées d'une rivière déchaînée desquelles une main féminine viendra le repêcher. Classique introduction à la James Bond. Ici, 007 tente de récupérer la liste des agents secrets de sa grâcieuse Majesté, qui a été dérobée (la liste, pas sa grâcieuse Majesté) par un vilain méchant dont seul Ian Fleming avait le secret. Ou du moins le croyait-on vu que ce 23e opus est le premier qui sort de la collection écrite par Fleming. Ce Bond-là a un scénario original.
Personnellement, Daniel Craig ne m'a jamais fait frémir dans le rôle de 007, ni dans "Casino Royale" ni dans "Quantum of Solace". Les deux fois je me suis prise à regretter Pierce Brosnan (un peu) et Sean Connery (beaucoup). Craig-le-Terminator-qui-court-tout-le-temps n'avait ni la classe doublée d'humour du premier, ni la sensualité triplée de classe et d'humour du second. Moi, pour Bond, j'aurais voulu Owen, Clive Owen. Mais bon. Alors j'avoue que ce 3e Craig, c'est pour Javier Bardem qui j'y allais. Et je n'ai pas été déçue, ah non alors ! Une entrée de méchant de cinéma bien comme il faut, un petit côté "Silence des Agneaux" dans les entrailles de Londres, un jeu de chat et de souris dans les couloirs du métro, Javier mène tout son monde par le bout du nez et ce faisant s'amuse comme un petit fou.
Avec Sam Mendes à la réalisation, Bond retrouve une certaine simplicité. Pas de gadgets à gogo ici, simplement un revolver qui n'obéit qu'à la main de son maître et une radio émettrice pour localiser l'agent secret. Rien d'autre. Q a rajeuni de 50 ans, M a l'âge de la retraite. Un petit tour du côté de l'Asie pour être dans l'air du temps, une très belle scène dans un gratte-ciel à Shanghaï entre ombre et lumières, une autre dans un casino à Macao avec la James Bond girl du moment, et pour finir un retour aux sources : Aston Martin et lande écossaise.
Grâce à la réalisation de Sam Mendes et au scénario, ce Bond-là a retrouvé un supplément d'âme, comme s'il était enfin sorti des jupes de sa mère (M, qu'il appelle Ma'am tout au long du film mais qui sonne presque, vers la fin, comme Mum), devenu adulte il va devoir désormais affronter le monde. Seul. Et on a hâte de voir ça, même avec Daniel Craig. On est réconciliés.
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Réal. Sam Mendes
Avec : Daniel Craig, Judy Dench, Bérénice Lim Marlohe, Naomie Harris, Ralph Fiennes, Albert Finney et Javier Bardem entre autres
Evidemment ça démarre en trombe, au propre comme au figuré, sur les toits d'Istanbul en vol plané dans une course à motos, atterrissage en force sur un train avant d'être expédié ad patres (ou le croit-on) dans les eaux tourmentées d'une rivière déchaînée desquelles une main féminine viendra le repêcher. Classique introduction à la James Bond. Ici, 007 tente de récupérer la liste des agents secrets de sa grâcieuse Majesté, qui a été dérobée (la liste, pas sa grâcieuse Majesté) par un vilain méchant dont seul Ian Fleming avait le secret. Ou du moins le croyait-on vu que ce 23e opus est le premier qui sort de la collection écrite par Fleming. Ce Bond-là a un scénario original.
Personnellement, Daniel Craig ne m'a jamais fait frémir dans le rôle de 007, ni dans "Casino Royale" ni dans "Quantum of Solace". Les deux fois je me suis prise à regretter Pierce Brosnan (un peu) et Sean Connery (beaucoup). Craig-le-Terminator-qui-court-tout-le-temps n'avait ni la classe doublée d'humour du premier, ni la sensualité triplée de classe et d'humour du second. Moi, pour Bond, j'aurais voulu Owen, Clive Owen. Mais bon. Alors j'avoue que ce 3e Craig, c'est pour Javier Bardem qui j'y allais. Et je n'ai pas été déçue, ah non alors ! Une entrée de méchant de cinéma bien comme il faut, un petit côté "Silence des Agneaux" dans les entrailles de Londres, un jeu de chat et de souris dans les couloirs du métro, Javier mène tout son monde par le bout du nez et ce faisant s'amuse comme un petit fou.
Avec Sam Mendes à la réalisation, Bond retrouve une certaine simplicité. Pas de gadgets à gogo ici, simplement un revolver qui n'obéit qu'à la main de son maître et une radio émettrice pour localiser l'agent secret. Rien d'autre. Q a rajeuni de 50 ans, M a l'âge de la retraite. Un petit tour du côté de l'Asie pour être dans l'air du temps, une très belle scène dans un gratte-ciel à Shanghaï entre ombre et lumières, une autre dans un casino à Macao avec la James Bond girl du moment, et pour finir un retour aux sources : Aston Martin et lande écossaise.
Grâce à la réalisation de Sam Mendes et au scénario, ce Bond-là a retrouvé un supplément d'âme, comme s'il était enfin sorti des jupes de sa mère (M, qu'il appelle Ma'am tout au long du film mais qui sonne presque, vers la fin, comme Mum), devenu adulte il va devoir désormais affronter le monde. Seul. Et on a hâte de voir ça, même avec Daniel Craig. On est réconciliés.
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